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Histoire du XIXe siècle (volume 3/3)

Note 65 — LIVRE III ALLEMAGNE

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L’espace et bien des choses me manquent pour traiter ce vaste sujet. Pendant dix ans (de 1828 à 1838), j’eus une passion très vive pour l’Allemagne, les antiquités allemandes, et j’étudiai (parfois avec le secours du meilleur, du plus grand savant, Jacob Grimm), les idiomes variés de cette vaste langue, mais toutefois moins en linguiste qu’en amateur passionné des mœurs et du génie que ces idiomes révèlent.

Je m’arrêtai à Luther. Chez lui, la phrase est nette encore, autant que vivement énergique. Au XVIIe siècle, elle s’embarrasse fort, et semble devenir un serpent qui tord ses longs replis, s’efforce et mord sa queue. C’est sans doute ce qui éloigna Frédéric et lui fit oublier les mérites de cette langue, supérieure à toute autre pour l’accent, la vibration.

C’est au théâtre de Francfort, en 1828, que ceci me frappa d’abord. L’accentuation puissante du mot freyheit, liberté, me fit penser, le comparer au libertas des Latins, au libertà des Italiens. (Libertas, quæ tandem respexit inertem. Virgil. — Libertà molto le desiato benè. Pétrarch.)

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