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Histoire du XIXe siècle (volume 3/3)

Note 90 — LIVRE III ALLEMAGNE (continued 2)

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Ici, je ne puis m’empêcher de noter une observation juste et ingénieuse d’Alfred Michiels. C’est que le langage qui est pour nous une lumière, emprunte une certaine puissance du clair-obscur. Nous sommes bien plus sensible à une langue que nous ne savons qu’à moitié. Si nous la savons tout à fait, le charme, en partie, disparaît. L’étranger qui s’efforce à parler notre langue, trouve souvent, par impuissance même, des formes qui plaisent par le neuf et l’étrangeté. C’est ce qui arriva à Bonaparte, et même assez tard lui donna une originalité trompeuse, l’apparence d’un homme prime-sautier, de franchise énergique.

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