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Histoire du XIXe siècle (volume 2/3)

Note 94 — LIVRE IV ANGLETERRE. — INDE. — ÉGYPTE 97-98

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Dans l’ouvrage de MM. Reybaud, Marcel, etc., qui contient outre leur beau récit, mille choses utiles qu’on chercherait en vain ailleurs, on a fait l’entreprise méritoire, difficile, de nous donner des portraits de tant d’hommes héroïques. Ces portraits ne sont pas toujours bons, mais (je crois) souvent vrais ! On n’invente pas des physionomies qui concordent si bien avec la vie connue du personnage. Rampon doit ressembler. Desgenettes fait crier : « C’est vrai ! » Ce portrait, du reste médiocre, n’a pu être inventé. Dans son apparente candeur, il exprime à merveille le hâbleur bienveillant et bon, avec un petit air de niaiserie qui dut faire croire ses utiles mensonges. — Entre tous l’homme supérieur est évidemment Caffarelli, de vive intelligence et de finesse aiguë, mais, chose rare, d’une finesse qui tourne toute au profit de la bonté. Il était l’aîné de ses frères, ne voulut pas hériter et leur partagea tout. Ce qu’on remarque encore dans cette tête du Midi, c’est que ses qualités natives ont persisté à travers mille épreuves, mille souffrances. Un voltairien, et pourtant stoïcien ! — Bonaparte, pour plaire aux soldats, voulut emporter le cœur de Caffarelli dans une boîte. Son corps est à Saint-Jean d’Acre, et sa pierre sépulcrale est respectée des Arabes, comme celles de Hoche et de Marceau sur le Rhin. Ainsi, la France mit partout ses enfants.

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