Note 17 — DEUXIÈME PARTIE FIN DE LA CONVENTION. — DIRECTOIRE.
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Les protestants n’aiment pas que l’on parle de la dragonnade. Ils répugnent à ces souvenirs. Dans telles villes où ils sont riches, nombreux, et maîtres du pavé, je les trouvai souvent muets comme la tombe sur les actes, les mœurs catholiques. Ils ont fermé les livres de la Révocation. C’est par un heureux hasard que j’ai retrouvé les faits les plus tragiques aux actes des martyrs, qu’on envoyait de Languedoc à Jurieu et qu’il a imprimés à travers sa polémique (admirable et trop oubliée).
Avant les protestants, les fils des Albigeois observaient le même silence sur l’abomination de la longue Terreur qui écrasa, humilia leurs pères. Les familles en gardèrent cinq cents ans le secret ! C’est à peine cette année même, qu’une voix est sortie enfin de ce tombeau. (Histoire des Albigeois, par N. Peyrat, 1870.)