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Histoire du XIXe siècle (volume 1/3)

Note 15 — DEUXIÈME PARTIE FIN DE LA CONVENTION. — DIRECTOIRE.

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MM. Carnot fils et Louis Blanc (pour des raisons différentes) tiennent fort à établir : 1o que Hoche désobéit au plan du Comité ; 2o ne voulut pas s’entendre avec Saint-Just et Pichegru, etc. Les pièces originales que j’ai sous les yeux prouvent exactement le contraire. 1o Il n’y eut aucun plan précis, mais des instructions fort générales. Carnot s’était fié à Hoche, et lui avait fait écrire par le ministre de la guerre : « On vous laisse la liberté du choix des moyens. C’est à toi de te concerter avec Pichegru. » (20 brum., 10 nov. 93.) — 2o Saint-Just et Pichegru ne voulurent nullement se concerter avec Hoche. Dans des circonstances si pressantes, Saint-Just garda un majestueux silence. C’est de quoi se plaignent les représentants Soubrany et Richard, le 20 frimaire, puis Baudot et Lacoste dans toutes leurs dépêches, surtout dans celle du 6 nivôse, 26 décembre, où ils disent : « Saint-Just et Lebas ayant gardé un profond silence, à l’exemple du comité, nous avons agi. » Cela certes excuse Hoche d’avoir vaincu sans eux, et dément la prétendue désobéissance dont parlent MM. Carnot et Louis Blanc. Hoche déclara ne plus vouloir exposer le salut de l’armée en coopérant « avec un homme aussi tortueux que Pichegru. » Rien de plus clair sur tout cela que les Dépêches de l’armée de Moselle (au Dépôt de la Guerre), que j’ai sous les yeux.

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