Note 14 — DEUXIÈME PARTIE FIN DE LA CONVENTION. — DIRECTOIRE.
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Dans l’affreux pêle-mêle où Carnot trouva la Guerre et le ministère de Bouchotte, en août 93, on est émerveillé de voir combien subitement cet ardent travailleur, cet organisateur rapide se créa, en un mois ou deux, un centre d’action, des bureaux, etc. Il prit les hommes capables où il pouvait, surtout dans son corps, le Génie, corps savant, fort aristocrate, qui avait pour les autres (pour l’Artillerie même) un étonnant mépris. Le Génie avait ses mystères, tellement qu’à Mézières il défendait à Monge d’enseigner ses découvertes. Il avait quelques patriotes (Carnot, Prieur, Letourneur), beaucoup d’hommes flottants, quelques-uns très suspects (Obenheim). — En général, les militaires de cabinet (Clarke, Dupont-Baylen, etc.) étaient des caractères douteux. Les employés, commis, Fain, Reinhard, Petitot, etc., gens souples et fins, ont tous été des hommes du pouvoir. — C’était comme un nid monarchique, royaliste, impérialiste sous le Comité même, au rez-de-chaussée et dans les entre-sols des Tuileries. Ces rats y travaillaient dans l’ombre. Le grand tyran moderne, la bureaucratie était là. Le cœur chaleureux de Carnot, la défiance terrible de Robespierre et de Saint-Just n’y faisaient rien. Ils avaient sous les pieds, dans l’épaisseur des murs, un Louvois persistant et qui refleurit sous l’Empire. Tout ainsi que Louis XIV obéissait aux commis de Versailles, les triumvirs de la Terreur suivaient, sans le savoir, cet esprit des bureaux, préféraient avec eux la médiocrité (Jourdan), et la servilité (Pichegru).