Note 25 — DEUXIÈME PARTIE FIN DE LA CONVENTION. — DIRECTOIRE. (continued 3)
Reading edition
Assez, trop de Convention. Enfin, Point de Convention, c’est la pensée du moment. Et c’est ce qu’on lit aussi sous une admirable gravure (de Boilly, gravée par Tresca ; voy. Hennin, 1795, à la Bibliothèque). Elle précède les caricatures (les Incroyables, de C. Vernet, les Croyables, de Boilly, etc.). Un grand muscadin se fait décrotter par un petit savoyard ; il a déjà le costume connu de l’époque, mais sans exagération. Il est bel homme et joli homme, nullement accentué (dans l’atroce, ou la ganache, le sans dent de l’émigré, qu’ils ont si fortement saisi) ; il a de beaux petits traits, le profil mou et mouton des élégants de Coblentz, de la Butte-des-Moulins. Sans quitter cette sellette où il est tenu par le pied, il se tourne, il fait un signe à une fort belle fille qui passe. Du doigt, elle lui en ratisse, et dit : « Point de Convention. » Ce n’est pas une fille publique. Cette belle et forte personne, d’un équilibre admirable, dans sa simple robe collante, sans ornements que ses beaux bras, est une demoiselle du peuple. Elle refuse, sans mépris. La pièce d’or que montre le jeune homme, avec une telle demoiselle, n’est point le salaire d’une nuit. Ce sont évidemment des arrhes. Veut-elle être entretenue ? veut-elle être épousée même ? Non, « Point de Convention. » Elle le juge parfaitement, croit qu’avec son profil mouton il ne fera pas grand’chose, qu’il manquera son Vendémiaire.