LECTURES HISTORIQUES RÉDIGÉES CONFORMÉMENT AUX PROGRAMMES OFFICIELS POUR LA CLASSE DE TROISIÈME —— HISTOIRE DU MOYEN ÂGE 395-1270
Reading edition

—— TROISIÈME ÉDITION —— PARIS LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie 79, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79 — 1901 Droits de traduction et de reproduction réservés
TABLE DES GRAVURES
TABLE DES MATIÈRES
PRÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉDITION
Dans la Préface de la première édition de ces Lectures je disais que, pour qu'un pareil recueil fût tenu au courant des progrès de la science, il serait nécessaire de le reviser souvent. J'ai cru devoir, en effet, après cinq ans, le remanier d'un bout à l'autre.
I
Ce n'est pas que j'aie renoncé au système qui, en 1890, m'a paru le meilleur. Je pense toujours, pour les mêmes raisons[1], qu'il est impossible à un compilateur de Lectures historiques de rédiger lui-même tous les morceaux qu'il insère, et que, tout au moins quand il s'agit de «Lectures sur l'histoire du moyen âge», il faut préférer, comme plus clairs et plus facilement assimilables, les extraits choisis ou les résumés de livres modernes aux documents originaux[2]. Je crois encore qu'il est bon de restreindre le nombre des morceaux qui entrent dans la composition du recueil, pour ne pas avoir à restreindre, au détriment de sa valeur, l'étendue de chacun d'eux: «Quarante ou cinquante sujets traités, c'est assez pour donner, comme on dit, des clartés de tout, et pour éveiller, sinon pour satisfaire entièrement, la curiosité d'un écolier[3].»
Loin de changer d'avis, j'ai résolu au contraire de me conformer, mieux que je ne l'avais fait d'abord, à ma propre manière de voir.
I. «Le livre de lectures, disais-je en 1890, complémentaire du précis et du cours oral du professeur, doit contenir peu ou point de documents originaux.» En fait, j'avais inséré dans celui-ci, au milieu de morceaux extraits d'œuvres modernes, quelques textes intéressants, mais bruts, sans commentaires (ch. VI, § 2; ch. XI, § 4). Je les ai, cette fois, retranchés, persuadé désormais qu'il faut distinguer très nettement le livre de «Lectures historiques» de ce que l'on appelle, en allemand, le Quellenbuch, du «Recueil de documents originaux à l'usage des classes». Les Quellenbücher[4] sont des instruments d'enseignement nouveaux, très précieux s'ils sont bien faits; je citerai, comme des modèles, l'Histoire de la France racontée par les contemporains de M. B. Zeller, l'English history from contemporary writers de M. J. York Powel, la Storia d'Italia narrata da scrittori contemporanei de P. Orsi, le Quellenbuch d'Œchsli pour l'histoire de Suisse, les ouvrages de Richter, de Lehmann, pour l'histoire d'Allemagne, etc. Mais le livre de Lectures historiques est, à mon avis, tout autre chose: c'est une petite bibliothèque choisie d'historiographie moderne.
II. J'ai renoncé, d'autre part, à composer des tableaux d'ensemble avec des renseignements empruntés à plusieurs auteurs. Ce procédé, fort employé, est dangereux. Mais j'ai pris, comme précédemment, la liberté d'élaguer, çà et là, dans les textes reproduits, les preuves, les notes, les phrases surabondantes, pour plus de rapidité ou de clarté.
De ce chef et du précédent, cinq morceaux sur quarante-trois ont été éliminés. J'en ai supprimé six autres qui m'ont paru vieillis ou, pour d'autres raisons, susceptibles d'être avantageusement remplacés. On trouvera, par contre, dans cette édition, vingt-cinq morceaux nouveaux.—La plupart des médiévistes français de premier ordre, dont quelques-uns sont aussi de grands écrivains, sont représentés ici par quelque fragment de leur œuvre[5].
II
Mais ce qui différencie surtout cette seconde édition de la première, ce sont les notices bibliographiques, placées au commencement des quatorze chapitres qui correspondent aux articles du programme.
Je disais naguère: «Le livre complémentaire, en même temps qu'un choix de morceaux recommandables, doit donner le catalogue d'une bibliothèque idéale.» C'était alors une nouveauté d'introduire, dans un livre de classe, des renseignements bibliographiques, précis et abondants. Depuis, la Bibliographie est devenue à la mode; personne ne la trouve plus «ennuyeuse», parce que tout le monde sait qu'elle est utile[6]. Dans l'Histoire générale du IVe siècle à nos jours, en cours de publication depuis 1893, chaque chapitre est suivi d'une «Bibliographie» assez développée, parfois estimable, des «Documents» et des «Livres». En même temps que se répandait l'habitude des notices bibliographiques, et, tandis que le public apprenait à s'en servir, nous apprenions à les mieux faire. C'est pourquoi l'on ne sera pas surpris que la Bibliographie jointe à ces Lectures ait été entièrement récrite.
Il fallait d'abord la mettre au courant. Or telle est l'activité de la production scientifique internationale que, en cinq ans, la littérature historique est en grande partie renouvelée: des livres, qui étaient classiques, sont remplacés; des lacunes ont été comblées; tout, ou presque tout, est changé. En parcourant les notices bibliographiques de ce recueil, on ne manquera pas d'être frappé du très grand nombre des livres cités dont la date est postérieure à 1890. Cependant j'ai à peine besoin de dire que je me suis attaché à indiquer, non pas les ouvrages les plus récents, mais seulement les meilleurs.
En second lieu, j'ai introduit deux modifications dans le plan primitif des notices.
I. Chaque notice se composait, dans la première édition, de deux parties: Documents originaux, Livres de seconde main. Outre que cette dernière expression, si usitée qu'elle soit, est impropre, il m'a semblé raisonnable de simplifier, en réduisant chaque notice à une simple «liste d'ouvrages modernes». C'est dans les Quellenbücher que la bibliographie des «sources» ou des «documents originaux» a sa place marquée; je l'ai supprimée ici d'autant plus volontiers qu'elle occupait induement une notable partie de la place nécessaire pour la bibliographie des «livres».
II. «Nous n'oublierons point, disais-je il y a cinq ans, que le principal mérite d'une bibliographie historique à l'usage des lycées est d'être pratique.» J'avais primitivement l'intention de n'énumérer que les meilleurs livres, les livres les plus dignes d'être lus ou consultés[7]. Mais il faut bien signaler aussi quelques-uns de ceux qui, quoique célèbres, ne doivent plus être lus, ni consultés avec confiance. Il faut aussi prévenir le lecteur que certains «bons livres» sont des ouvrages de vulgarisation et d'autres des œuvres d'érudition, difficiles, techniques, parfois systématiques. D'où l'utilité de quelques avertissements. J'avais essayé de remplacer ces avertissements par des astérisques, conformément au procédé recommandé par plusieurs bibliographes. J'ai substitué, cette fois, à l'astérisque, décidément insuffisant, quelques remarques explicatives (encore trop sommaires à mon gré) et des classifications raisonnées.
Pratiques et à jour, je l'espère, les «Notices bibliographiques» de ce recueil ne sont pas copieuses. Tous les renseignements de luxe (livres arriérés et médiocres, utiles aux seuls érudits, etc.) en ont été, en effet, bannis[8]. Mais la plupart des grands Manuels qui y sont indiqués sont pourvus eux-mêmes d'excellentes bibliographies spéciales, critiques, avec lesquelles il serait facile, au besoin, d'amplifier les nôtres. J'indique d'ailleurs, en note[9], les instruments généraux les plus commodes qui permettraient d'établir rapidement, si c'était utile, la «bibliographie» d'un sujet spécial, c'est-à-dire de se procurer la liste (la liste pure et simple, il est vrai, sans explications) des livres et des articles qui ont été publiés sur n'importe quelle question de l'histoire du moyen âge.
Je n'ai cité nulle part l'Atlas de géographie historique récemment publié à la librairie Hachette, sous la direction de F. Schrader, ni les t. IV à VIII de la Weltgeschichte de L. v. Ranke, parce qu'il aurait fallu les citer partout[10].
CH.-V. LANGLOIS.
TABLE DES GRAVURES
Rome dominatrice du monde11
La culture de la vigne, d'après une fresque de l'an 300 environ21
Un évêque28
Chrisma ou monogramme du Christ30
Les registres du fisc brûlés sur le Forum41
La crypte de Jouarre. Architecture mérovingienne51
L'empereur Anastase en costume consulaire76
Chalon de l'anneau d'or trouvé dans le tombeau de Childéric Ier, père de Clovis78
Costumes germaniques, d'après une miniature87
Monnaie de Théodebert97
L'empereur Justinien et sa cour: Mosaïque de San Vitale, à Ravenne103
L'impératrice Theodora: Mosaïque de San Vitale, à Ravenne107
Une église à coupoles. Saint-Front de Périgueux115
L'église Saint-Martin, à Cantorbéry, fondée par saint Augustin135
Rue et abside de Saint-Jean-et-Saint-Paul, à Rome141
Porche extérieur de Saint-Clément143
Façade intérieure de l'ancienne église Saint-Pierre au Vatican157
Ancienne basilique constantinienne de Saint-Pierre158
Couronne dite de Charlemagne, conservée au trésor impérial de Vienne 160
Dôme de la cathédrale d'Aix-la-Chapelle167
Page ornée de l'Évangéliaire de Saint-Vaast172
Peinture de l'Évangéliaire de Charlemagne173
L'empereur Lothaire177
Reliure du psautier de Charles le Chauve179
Sceau de Henri Ier188
Un chevalier du XIe siècle, d'après la tapisserie de Bayeux191
Un adoubement, d'après le ms. fr. 782 de la Bibl. nat. (XIIIe siècle)193
Geoffroy Plantagenet, d'après une plaque émaillée195
Château du Xe siècle, sur sa motte, avec enceinte en palissades de bois201
Entrée du Forum par la Voie Sacrée215
L'Empereur Otton III, d'après une miniature de l'Évangéliaire de Bamberg218
San Bartolommeo in Isola, à Rome221
Sceau de Célestin III, au type des apôtres227
Lettre d'Eugène III. Spécimen de l'écriture employée au XIIe siècle à la Chancellerie pontificale235
La Ziza, palais des rois normands et souabes de Sicile, près de Palerme240
Sceau de Frédéric II242
Monnaie de Frédéric II244
L'église du Saint-Sépulcre, a Jérusalem251
La porte de David à Jérusalem253
Émaux du reliquaire de Limbourg258
Saint Louis transportant les reliques de la Passion à la Sainte-Chapelle261
La Sainte-Chapelle du Palais, bâtie par saint Louis pour recevoir les reliques du Bucoléon263
Qala'at-el-Hosn (le Krak des Chevaliers)265
Essai de restitution du château du Krak, d'après M. Rey269
Le château du Krak. État actuel273
Constructions latines en Terre-Sainte. Château de Tancrède, à Tibériade279
Le château des Chevaliers Teutoniques, à Marienbourg en Prusse285
Sceau de la ville de Compiègne295
Sceau de la ville de Noyon (1259)296
Sceau de la commune de Fismes297
Sceau de la commune de Nesle (1230)298
Plan de la bastide de Montpazier (Dordogne)311
Sceau des métiers d'Arles315
Monnaie de Louis VI325
Le château de Senlis326
Suger, d'après un vitrail de Saint-Denis337
Carte des environs du château Gaillard343
Plan du château Gaillard347
Ruines du château Gaillard349
Autre vue de ces ruines353
Saint Louis, d'après une statuette en bois du musée de Cluny373
Gautier Bardins, bailli et conseiller du roi au XIIIe siècle, d'après sa pierre tombale375
Philippe le Hardi, fils de saint Louis, d'après sa pierre tombale378
Sceau de Henri Plantagenet389
Les tombeaux des Plantagenets à Fontevrault391
Sceau de Jean sans Terre397
La tour de l'Inquisition, à Carcassonne419
Vue d'Assise431
Le sire de Joinville, d'après un ms. du XIVe siècle447
Charte de fondation de la Sorbonne, 1257453
Sceau de l'Université de Paris455
Un jongleur, d'après une miniature487
Nef de la cathédrale d'Amiens497
Arc brisé et arc en plein cintre499
Cloître de Moissac503
Sculptures du portail de Chartres507
Sculptures du portail d'Amiens509
Vase d'Alpaïs513
Pyxide en cuivre émaillé. Limoges, XIIIe siècle514
Crosse en cuivre émaillé. Idem515
Châsse d'Ambazac517
Châsse de Mozac518
Gémellions en cuivre émaillé520
Coffret dit de saint Louis. Travail limousin523
Chevalier d'environ 1220, d'après l'album de Villard de Honnecourt550
Chevalier anglo-normand, d'après une pierre tombale552
Philippe de Valois, d'après son sceau556