Note 145 — SECONDE PARTIE.
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Son portrait a souvent été tracé: on a beaucoup parlé de lui; on a beaucoup vanté sa politesse, ses manières distinguées, son esprit même... Eh bien! jamais on n'a pu donner une idée juste, ni tracer même une silhouette ressemblante du comte Louis de Narbonne. J'en parlerai souvent dans le cours de cet ouvrage, et avant d'aller plus loin, je voudrais pouvoir placer ici plusieurs lettres[145] qu'il m'écrivit dans un moment bien pénible. Elles montreraient à quel point M. de Narbonne était aimant et bon. On lui a refusé d'être attaché à ses amis, c'est une calomnie: les amis qui eurent à se plaindre de lui, c'est qu'ils furent, eux, ingrats et perfides. Je sais que depuis la mort de celui qu'ils devaient bénir, loin de l'accuser; je sais qu'ils ont osé élever la voix et parler de la légèreté de cœur de M. de Narbonne... Si son cœur était léger, ensuite, c'est qu'il en avait un; chose fort douteuse chez quelques-uns de ceux qui parlaient ainsi.