Note 165 — SECONDE PARTIE.
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Notre comédie allait très-bien à Neuilly; j'étais fort bien secondée par le général Lallemant, un de nos anciens acteurs de La Malmaison; il jouait admirablement... Michaud venait nous faire répéter nos rôles avec une bonté et une patience qu'on ne trouve que dans les grands talents, ainsi que l'un d'eux nous le prouve tous les jours[165]... Nous jouâmes surtout deux pièces qui firent le plus grand plaisir, Défiance et malice et les Rivaux d'eux-mêmes. Je faisais Céphise dans la première et Lise dans la seconde. Madame la baronne de Montgardé, qui depuis a obtenu de si brillants succès à Lormois, chez madame la duchesse de Maillé, dont l'admirable talent est un bon juge, faisait madame Derval; le général Lallemant, Derval; M. de Planard, l'auteur spirituel de tant de jolis ouvrages, et lui-même un si excellent homme et si sociable, M. de Planard remplissait le rôle de l'ami; quant à celui du maître d'auberge, il nous prouva qu'avec beaucoup d'esprit, jamais on ne peut ce que la nature se refuse à vous laisser faire. Millin, à qui j'avais donné ce rôle pour apaiser sa colère de ce que je ne lui avais pas donné celui de d'Héricourt, ne put jamais dire, sans au moins dix variantes, ce petit couplet de rien du tout, par lequel commence la pièce: