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Histoire des salons de Paris (Tome 4/6)

Note 155 — SECONDE PARTIE.

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Madame de Barral, favorite de la princesse Pauline, était, à cette époque, une des plus jolies femmes de Paris, et il y en avait beaucoup. Non-seulement la Cour impériale en renfermait un grand nombre, mais Paris alors était brillant d'un luxe de beauté autant que de celui de ses fêtes. Combien il était augmenté, par exemple, lorsque dans une de ces fêtes on y voyait rassemblées toutes les femmes dont la beauté vraiment remarquable portait leur nom au-delà des mers. La princesse Borghèse, madame de Canisy[155], madame de Barral, madame Gazani, la duchesse de Montebello, madame Savary, madame de Bassano, madame Pellaprat, madame de Laborde, mademoiselle Masséna, la grande-duchesse de Berg, madame Regnault de Saint-Jean-d'Angély, madame Duchâtel, madame de Lavalette, madame Augereau, et une foule de noms qui rappelleraient les charmants visages auxquels ils appartenaient; et plus tard, madame la duchesse de Guiche, la duchesse d'Esclignac, madame de Castellane, mesdemoiselles de Laborde, mademoiselle de Lavauguyon, depuis madame de Carignan, mademoiselle de Cetto, mademoiselle de Bourgoin; et si l'on ajoute les beautés contemporaines, madame Récamier, madame Tallien, madame Michel, et tant d'autres femmes moins belles, mais toujours charmantes, on croira aisément qu'une fête où tout cela se trouvait devait être brillante et joyeuse. Dans le nombre des jolies femmes, il faut mettre madame de Broc, madame Mollien, la duchesse de Raguse, madame de Massa, madame Perregaux, et tant d'autres qui étaient fraîches, jeunes et jolies à faire envie, et quelques femmes qui étaient en dehors de la Cour de la Restauration. Mais, après ce dernier effort, la nature, fatiguée, à ce qu'il paraît, d'avoir tant produit, veut se reposer de ses fatigues.

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