Note 70 — LIVRE III. L'ÂGE CLASSIQUE. (SUITE.)
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Je vis plusieurs animaux dans un champ, et un ou deux de la même espèce perchés sur des arbres. Leur corps était singulier et difforme, leurs têtes et leurs poitrines étaient couvertes d'un poil épais, quelquefois frisé, d'autres fois plat; ils avaient des barbes comme les chèvres et une longue bande de poil tout le long de leurs dos et sur le devant de leurs pieds et de leurs jambes; mais le reste du corps était nu[70],... de sorte que je pus voir leur peau, qui était d'un brun tanné; ils grimpaient au haut des arbres aussi agilement que des écureuils, car ils avaient aux pieds de devant et de derrière de fortes griffes étendues, terminées en pointes aiguës et crochues. Les femelles avaient de longs cheveux plats sur la tête, mais non sur la figure, ni rien sur tout le reste du corps qu'une sorte de duvet. Leurs mamelles pendaient entre leurs pieds de devant, et souvent, lorsqu'elles marchaient, touchaient presque à terre. En somme, dans tous mes voyages, je n'avais jamais vu d'animal si repoussant, ou contre qui j'eusse conçu naturellement une si forte antipathie[71].