Note 34 — LIVRE III. L'ÂGE CLASSIQUE. (SUITE.)
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On objecte que, de compte fait, il y a dans ce royaume plus de dix mille prêtres, dont les revenus, joints à ceux de milords les évêques, suffiraient pour entretenir au moins deux cents jeunes gentilshommes, gens d'esprit et de plaisir, libres penseurs, ennemis de la prêtraille, des principes étroits, de la pédanterie et des préjugés, et qui pourraient faire l'ornement de la ville et de la cour[34]. On représente encore comme un grand avantage pour le public que, si nous écartons tout d'un coup l'institution de l'Évangile, toute religion sera naturellement bannie pour toujours, et par suite avec elle tous les fâcheux préjugés de l'éducation qui, sous les noms de vertu, conscience, honneur, justice et autres semblables, ne servent qu'à troubler la paix de l'esprit humain[35].