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Histoire de la Littérature Anglaise (Volume 3 de 5)

TABLE DES MATIÈRES CONTENUES DANS LE TROISIÈME VOLUME.

Reading edition

LIVRE III. L'AGE CLASSIQUE.

Chapitre I. — La Restauration.

§ 1. Les viveurs.

I. Les excès du puritanisme. — Comment ils amènent les excès du sensualisme. 5

II. Peinture de ces mœurs par un étranger. — Les Mémoires de Grammont. — Différence de la débauche en France et en Angleterre. 9

III. L'Hudibras de Butler. — Platitude de son comique et âpreté de sa rancune. 13

IV. Bassesses, cruautés, brutalités, débauches de la cour. — Rochester, sa vie, ses poëmes, son style, sa morale. 17

V. Quelle est la philosophie qui convient à ces mœurs. — Hobbes, son esprit et son style. — Ses retranchements et ses découvertes. — Sa méthode mathématique. — En quoi il se rapproche de Descartes. — Sa morale, son esthétique, sa politique, sa logique, sa psychologie, sa métaphysique. — Esprit et objet de sa philosophie. 29

VI. Le théâtre. — Changement dans le goût et dans le public. — L'auditoire avant la Restauration, et l'auditoire après la Restauration. 38

VII. Dryden. — Disparates de ses comédies. — Maladresse de ses indécences. — Comment il traduit l'Amphitryon de Molière. 42

VIII. Wycherley. — Sa vie. — Son caractère. — Sa tristesse, son âpreté et son impudeur. — L'Amour au bois, l'Épouse campagnarde, le Maître de danse. — Peintures licencieuses et détails repoussants. — Son énergie et son réalisme. — Rôles d'Olivia et de Manly dans son Plain dealer. — Paroles de Milton. 45

§ 2. Les mondains.

I. Apparition de la vie mondaine en Europe. — Ses conditions et ses causes. — Comment elle s'établit en Angleterre. — Les modes, les amusements, les conversations, les airs et les talents de salon. 65

II. Avénement de l'esprit classique en Europe. — Ses origines. — Ses caractères. — Différence de la conversation sous Élisabeth et sous Charles II. 69

III. Sir William Temple. — Sa vie, son caractère, son esprit, son style. 72

IV. Les écrivains à la mode. — Leur langage correct, leurs façons galantes. — Sir Charles Sedley, le comte de Dorset, Edmund Waller. — Ses sentiments et son style. — En quoi il est poli. — En quoi il n'est pas assez poli. — Culture du style. — Manque de poésie. — Caractère de la poésie et du style classiques et monarchiques. 81

V. Sir John Denham. — Son poëme de Cooper's Hill. — Ampleur oratoire de ses vers. — Gravité anglaise de ses préoccupations morales. — Comment les gens du monde et les écrivains se modèlent alors sur la France. 92

VI. Les comiques. — Comparaison de ce théâtre et de celui de Molière. — L'ordre des idées dans Molière. — Les idées générales dans Molière. — Comment chez Molière l'odieux est dissimulé, quoique la vérité soit peinte. — Comment chez Molière l'honnête homme reste homme du monde. — Comment l'honnête homme de Molière est un modèle français. 98

VII. L'action. — Entre-croisement des intrigues. — Frivolité des intentions. — Apreté des caractères. — Grossièreté des mœurs — En quoi consiste le talent de Wycherley, Congrève, Vanbrugh et Farquhar. — Quels personnages ils peuvent composer. 109

VIII. Les personnages naturels. — Le mari, sir John Brute, squire Sullen. — Le père, sir Tunbelly. — La jeune fille, miss Hoyden. — Le jeune garçon, squire Humphry. — Idée de la nature d'après ce théâtre. 114

IX. Les personnages artificiels. — Les femmes du monde. — Miss Prue.-Lady Wishfort. — Lady Pliant. — Mistress Millamant. — Les hommes du monde. Mirabell. — Idée de la société d'après ce théâtre. — Pourquoi cette culture et cette littérature n'ont pas produit d'œuvres durables. — En quoi elles sont opposées au caractère anglais. — Transformation du goût et des mœurs. 123

X. La prolongation de la comédie. — Sheridan. — Sa vie. — Son talent. — L'École de médisance. — Comment la comédie dégénère et s'éteint. — Cause de la décadence du théâtre en Europe et en Angleterre. 144

Chapitre II. — Dryden.

I. Débuts de Dryden. — Fin de l'âge poétique. — Causes des décadences et des renaissances littéraires. 163

II. Sa famille. — Son éducation. — Ses études. — Ses lectures. — Ses habitudes. — Sa situation. — Son caractère. — Son public. — Ses amitiés. — Ses querelles. — Concordance de sa vie et de son talent. 165

III. Les théâtres rouverts et transformés. — Le nouveau public et le goût nouveau. — Théories dramatiques de Dryden. — Son jugement sur l'ancien théâtre anglais. — Son jugement sur le nouveau théâtre français. — Son œuvre composite. — Disparates de son théâtre. — L'Amour tyrannique. — Grossièretés de ses personnages. — L'Empereur des Indes, Aurengzèbe, Almamzor. 169

IV. Style de ce théâtre. — Le vers rimé. — La diction fleurie. — Les tirades pédantesques. — Désaccord du style classique et des événements romantiques. — Comment Dryden reprend et gâte les inventions de Shakspeare et de Milton. — Pourquoi ce drame n'a pas abouti. 187

V. Mérites de ce drame. — Personnages d'Antoine, d'Octavie et de Ventidius. — Otway. — Sa vie. — Ses œuvres. — L'Orpheline, Venise sauvée. 197

VI. Dryden écrivain. — Espèce, portée, limites de son esprit. — Sa maladresse dans la flatterie et les gravelures. — Sa pesanteur dans la dissertation et la discussion. — Sa vigueur et son honnêteté foncière. 217

VII. Comment la littérature en Angleterre a son emploi dans la politique et la religion. — Poëmes politiques de Dryden: Absalon et Achitophel, la Médaille. — Poëmes religieux de Dryden: Religio Laici, la Biche et la Panthère. — Apreté et virulence de ces poëmes. — Mac Flecnoe. 227

VIII. Apparition de l'art d'écrire. — Différence entre la forme d'esprit de l'âge artistique et la forme d'esprit de l'âge classique. — Procédés de Dryden. — La diction soutenue et oratoire. 236

IX. Manque d'idées générales en cet âge et dans cet esprit. — Ses traductions. — Ses remaniements. — Ses imitations. — Ses contes et ses épîtres. — Ses défauts. — Ses mérites. — Sérieux de son caractère, élans de son inspiration, accès d'éloquence poétique. — Ode pour la fête de sainte Cécile. 240

X. Fin de Dryden. — Ses misères. — Sa pauvreté. — En quoi son œuvre est incomplète. — Sa mort. 251

Chapitre III. — La Révolution.

I. La révolution morale au dix-huitième siècle. — Elle accompagne la révolution politique. 254

II. Brutalité du peuple. — Le gin. — Les émeutes. — Corruption des grands. — Les mœurs politiques. — Trahisons sous Guillaume et Anne. — Vénalité sous Walpole et Bute. — Les mœurs privées. — Les viveurs. — Les athées. — Lettres de lord Chesterfield. — Sa politesse et sa morale. — L'Opéra du Gueux, par Gay. — Ses élégances et sa satire. 255

III. Principes de la civilisation en France et en Angleterre. — La conversation en France. Comment elle aboutit à une révolution. — Le sens moral en Angleterre. Comment il aboutit à une réforme. 269

IV. La religion. — Les apparences visibles. — Le sentiment profond. — Comment la religion est populaire. — Comment elle est vivante. — Les ariens. — Les méthodistes. 277

V. La chaire. — Médiocrité et efficacité de la prédication. — Tillotson. — Sa lourdeur et sa solidité. — Barrow. — Son abondance et sa minutie. — South. — Son âcreté et son énergie. — Comparaison des prédicateurs en France et en Angleterre. 287

VI. La théologie. — Comparaison de l'apologétique en France et en Angleterre. — Sherlock, Stillingfleet, Clarke. — La théologie n'est pas spéculative, mais morale. — Les plus grands esprits se rangent du côté du christianisme. — Impuissance de la philosophie spéculative. — Berkeley, Newton, Locke, Hume, Reid. — Développement de la philosophie morale. — Smith, Butler, Price, Hutcheson. 304

VII. La constitution. — Le sentiment du droit. — Traité du gouvernement, par Locke. — La théorie du droit personnel est acceptée. — Comment le tempérament, l'orgueil et l'intérêt la soutiennent. — La théorie du droit personnel est appliquée. — Comment les élections, les journaux, les tribunaux la mettent en pratique. 313

VIII. La tribune. — Énergie et rudesse de cette éloquence. — Lord Chatam. — Junius. — Fox. — Sheridan. — Pitt. — Burke. 322

IX. Issue du travail du siècle. — Transformation économique et morale. — Comparaison des portraits de Reynolds et de ceux de Lely. — Doctrines et tendances contraires en France et en Angleterre. — Les révolutionnaires et les conservateurs. — Jugement de Burke et du peuple anglais sur la Révolution française. 341

Chapitre IV. — Addison.

I. Addison et Swift dans leur siècle. — En quoi ils se ressemblent et en quoi ils diffèrent. 355

II. L'homme. — Son éducation et sa culture. — Ses vers latins. — Son voyage en France et en Italie. — Son Épître à lord Halifax. — Ses Remarques sur l'Italie. — Son Dialogue sur les médailles. — Son poëme sur la Campagne de Blenheim. — Sa douceur et sa bonté. — Ses succès et son bonheur. 356

III. Son sérieux et sa raison. — Ses études solides et son observation exacte. — Sa connaissance des hommes et sa pratique des affaires. — Noblesse de son caractère et de sa conduite. — Élévation de sa morale et de sa religion. — Comment sa vie et son caractère ont contribué à l'agrément et à l'utilité de ses écrits. 365

IV. Le moraliste. — Ses essais sont tous moraux. — Contre la vie grossière, sensuelle ou mondaine. — Cette morale est pratique, et partant banale et décousue. — Comment elle s'appuie sur le raisonnement et le calcul. — Comment elle a pour but la satisfaction en ce monde, et le bonheur dans l'autre. — Mesquinerie spéculative de sa conception religieuse. — Excellente pratique de sa conception religieuse. 370

V. L'écrivain. — Conciliation de la morale et de l'élégance. — Quel style convient aux gens du monde. — Mérites de ce style. — Inconvénients de ce style. — Addison critique. — Son jugement sur le Paradis perdu. — Accord de son art et de sa critique. — Limites de la critique et de l'art classiques. — Ce qui manque à l'éloquence d'Addison, de l'Anglais et du moraliste. 385

VI. La plaisanterie grave. — L'humour. — L'imagination sérieuse et féconde. — Sir Roger de Coverley. — Le sentiment religieux et poétique. — Vision de Mirza. — Comment le fonds germanique subsiste sous la culture latine. 395

FIN DE LA TABLE.

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