Note 270 — LIVRE II. LA RENAISSANCE. (SUITE.)
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Les tribuns n'ont pas de peine à arrêter l'élection d'un candidat qui sollicite de ce ton. Ils le piquent en plein sénat, ils lui reprochent son discours sur le blé. À l'instant il le répète et l'aggrave. Une fois lâché, ni danger ni prière ne le retient. «Son cœur est dans sa bouche. Il oublie qu'il ait jamais entendu le nom de la mort.» Il invective contre le peuple, contre les tribuns, magistrats de la rue, adulateurs de la canaille. «Assez! lui crie Ménénius.—Oui, assez et trop! disent les tribuns.—Trop! Prenez ceci encore, et que tout ce par quoi on peut jurer, divin ou humain, scelle ce que je vais dire: Abolissez cette magistrature; arrachez cette langue de la multitude. Qu'ils ne lèchent plus le miel qui est leur poison. Jetez leur pouvoir dans la poussière[270].» Le tribun crie trahison et veut le saisir.