Note 238 — LIVRE II. LA RENAISSANCE. (SUITE.)
Reading edition
Vienne la Saint-Pierre au soir, elle aura quatorze ans.—Suzanne et elle (Dieu fasse miséricorde à toutes les âmes chrétiennes!)—étaient du même âge. Bien! Suzanne est avec Dieu;—elle était trop bonne pour moi. Mais, comme je disais,—à la Saint-Pierre au soir, elle aura quatorze ans.—Elle les aura, ma foi. Je m'en souviens bien.—Cela fait onze ans aujourd'hui depuis le tremblement de terre.—De tous les jours de l'année, c'est justement ce jour-là,—je m'en souviens bien, qu'elle fut sevrée.—J'avais mis de l'absinthe au bout de mon sein,—et j'étais assise au soleil contre le mur du pigeonnier.—Monseigneur et vous, vous étiez alors à Mantoue.—Oh! j'ai de la cervelle!... Mais comme je disais,—quand elle eut goûté l'absinthe au bout de mon téton,—et qu'elle l'eut senti amer, la jolie petite folle,—il fallait voir comme elle était maussade et comme elle se rebiffait contre le sein...,—et depuis ce temps, il y a onze ans de passés.—Car elle se tenait déjà sur ses jambes. Oui, par la croix!—Elle courait presque, et se dandinait tout du long.—Même le jour d'avant, elle était tombée sur le front[238].