Note 126 — LIVRE II. LA RENAISSANCE. (SUITE.)
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Ce sont les amours d'un loup et d'une louve; il la loue d'être si prompte à tuer. Et voyez en un instant les habitudes de la prostituée derrière les mœurs de l'empoisonneuse; Séjan sort, et sur-le-champ, en vraie courtisane, elle s'est tournée vers son médecin, lui disant: «Quel teint ai-je aujourd'hui?—Très-bon, très-clair! Le fard était bien appliqué. Pourtant la céruse a un peu déteint au soleil. Vous auriez dû vous servir de l'huile blanche que je vous ai donnée.» Il tire la fiole de sa poche, et la farde sur les deux joues. Entre chaque coup de pinceau, ils parlent du meurtre qu'ils viennent de concerter, de ce qu'elle a fait pour Séjan, de ce que Séjan a fait pour elle. «Il a chassé sa femme, la belle Apicata.»—«Ne l'ai-je pas payé en lui livrant tous les secrets de Drusus?—Il faudra, madame, que vous employiez la poudre que je vous ai prescrite pour nettoyer vos dents, et la pommade que je vous ai préparée pour adoucir la peau. Une dame ne peut être trop soigneuse de sa beauté, quand elle veut garder le cœur d'un personnage comme celui que vous avez conquis[126].»