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Histoire de la Littérature Anglaise (Volume 2 de 5)

Note 531 — LIVRE II. LA RENAISSANCE. (SUITE.)

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Autour de lui comme en lui, tout est grand. L'enfer de Dante n'est qu'un atelier de tortures, où les chambres superposées descendent par étages réguliers jusqu'au dernier puits. L'enfer de Milton est immense et vague, «donjon horrible, flamboyant comme une fournaise; point de lumière dans ces flammes, mais plutôt des ténèbres visibles qui découvraient des aspects de désolation, régions de deuil, ombres lugubres,» mers de feu, «continents glacés, qui s'allongent noirs et sauvages, battus de tourbillons éternels de grêle âpre, qui ne fond jamais, et dont les monceaux semblent les ruines d'un ancien édifice.» Les anges s'assemblent, légions innombrables, pareils à «des forêts de pins sur les montagnes, la tête excoriée par la foudre, qui, imposants, quoique dépouillés, restent debout sur la lande brûlée[531].» Milton a besoin du grandiose et de l'infini; il le prodigue. Ses yeux ne sont à l'aise que dans l'espace sans limites, et il n'enfante que des colosses pour le peupler. Tel est Satan vautré sur la houle de la mer livide.

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