Note 529 — LIVRE II. LA RENAISSANCE. (SUITE.)
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Est-ce la région, le sol, le climat—que nous devons échanger contre le ciel? cette obscurité morne—contre cette splendeur céleste? Soit fait! puisque celui—qui maintenant est souverain peut faire et ordonner à son gré—ce qui sera juste. Le plus loin de lui est le mieux;—la raison l'a fait notre égal, c'est la force—qui nous a faits ses vaincus. Adieu, champs heureux,—où la joie pour toujours habite! Salut, horreurs! salut,—monde infernal! Et toi, profond enfer,—reçois ton nouveau possesseur! une âme—qui ne sera changée ni par le lieu, ni par le temps!—L'âme est à elle-même sa propre demeure, et peut faire en soi—du ciel un enfer et de l'enfer un ciel.—Qu'importe où je suis, si je suis toujours le même,—et ce que je dois être, tout, hors l'égal de celui—que le tonnerre a fait plus grand? Ici du moins—nous serons libres; le maître absolu n'a pas bâti ceci—pour nous l'envier, ne nous chassera pas d'ici.—Ici nous pouvons régner tranquilles, et à mon choix;—régner est digne d'ambition, fût-ce dans l'enfer.—Mieux vaut régner dans l'enfer que servir dans le ciel[529].