Note 504 — LIVRE II. LA RENAISSANCE. (SUITE.)
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Je revole maintenant vers l'Océan—et les climats heureux qui s'étendent—là où le jour ne ferme jamais les yeux,—là-haut, dans les larges champs du ciel.—Là je respire l'air limpide—au milieu des riches jardins—d'Hespérus et de ses trois filles—qui chantent autour de l'arbre d'or.—Parmi les ombrages frissonnants et les bois,—folâtre le Printemps joyeux et paré;—les Grâces et les Heures au sein rose—apportent ici toutes leurs largesses;—l'Été immortel y habite,—et les vents d'ouest, de leur aile parfumée,—jettent le long des allées de cèdres—la senteur odorante du nard et de la myrrhe.—Là Iris de son arc humide—arrose les rives embaumées où germent—des fleurs de teintes plus mêlées—que n'en peut montrer son écharpe brodée,—et humecte d'une rosée élyséenne—les lits d'hyacinthes et de roses où souvent repose le jeune Adonis—guéri de sa profonde blessure—dans un doux sommeil, pendant qu'à terre—reste assise et triste la reine assyrienne.—Bien au-dessus d'eux, dans une lumière rayonnante,—le divin Amour, son glorieux fils, s'élève—tenant sa chère Psyché ravie en une douce extase.—Mortels qui voulez me suivre,—aimez la vertu, elle seule est libre,—elle seule peut vous apprendre à monter—plus haut que l'harmonie des sphères.—Ou si la vertu était faible,—le ciel lui-même s'inclinerait pour l'aider[504].