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Histoire de la Littérature Anglaise (Volume 2 de 5)

Note 309 — LIVRE II. LA RENAISSANCE. (SUITE.)

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.... Le monde entier n'est qu'un théâtre,—et tous, hommes et femmes, ne sont que des acteurs.—Ils ont leurs entrées, leurs sorties,—et chaque homme en sa vie joue plusieurs rôles.—Ses actes sont les sept âges. D'abord l'enfant—qui piaule et vomit dans les bras de sa nourrice.—Puis l'écolier pleurard, avec sa gibecière—et sa face reluisante, matinale, se traînant comme un escargot,—à contre-cœur, vers l'école. Puis l'amant—soupirant comme une fournaise, avec une plaintive ballade—en l'honneur des sourcils de sa maîtresse. Ensuite le soldat,—plein de jurons bizarres, barbu comme un léopard,—jaloux de son honneur, brusque et violent en querelles;—cherchant la fumée de la gloire—à la gueule du canon. Puis le juge,—au beau ventre rond, garni de gras chapons,—le regard sévère, la barbe magistralement coupée,—rempli de sages maximes et de précédents modernes;—et de cette façon il joue son rôle. Le sixième âge, étriqué,—devient le maigre Pantalon à pantoufles;—des lunettes sur le nez, un sac au côté,—son jeune haut-de-chausses bien ménagé, cent fois trop large—pour ses cuisses rétrécies. Sa forte voix virile,—revenant au fausset enfantin, ne rend plus que les sons grêles—d'un sifflet ou d'un chalumeau. La dernière scène—de cette étrange histoire accidentée—est la seconde enfance, le pur oubli de soi-même.—Plus de dents, plus d'yeux, plus de goût, plus rien[309].

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