Note 290 — LIVRE II. LA RENAISSANCE. (SUITE.)
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Oh! si cette chair, cette chair trop solide, voulait se fondre,—se dissoudre et s'évanouir en rosée!—Ou si l'Éternel n'avait pas établi—son décret contre le meurtre de soi-même! Ô Dieu! ô Dieu!—Combien fastidieuses, usées, plates et vides—me semblent toutes les pratiques de ce monde!—Fi sur lui! ô fi! C'est un jardin de mauvaises herbes—qui montent en graine, toutes moisies et grossières;—il en est plein, il n'y a rien d'autre.... Qu'elle en soit venue là!—Mort depuis deux mois seulement! Non, pas tant, pas deux mois! Un si noble roi! si tendre pour ma mère,—qu'il n'aurait pas souffert que les vents du ciel—vinssent trop rudement visiter son visage. Et pourtant au bout d'un mois....—Je ne veux pas y penser. Fragilité, ton nom est femme.—Un petit mois. Avant d'avoir usé ces souliers—avec lesquels elle avait suivi le corps de mon pauvre père,—avant que le sel de ses indignes larmes—eût laissé de la rougeur dans ses yeux endoloris,—elle s'est mariée.—Ô détestable hâte! Galoper—avec cette dextérité à des draps incestueux!—Cela n'est pas bon, cela ne peut venir à bien.—Mais brise-toi, mon cœur, car il faut que je tienne ma langue[290].