Note 287 — LIVRE II. LA RENAISSANCE. (SUITE.)
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Le corps tremblant comme un épileptique, les dents serrées, l'écume aux lèvres, il s'affaisse, et ses membres palpitent à terre, traversés de frissons convulsifs, pendant qu'un hoquet sourd soulève sa poitrine haletante et meurt dans son gosier gonflé. Quelle joie peut rester à un homme assiégé de tels rêves? Cette large campagne sombre qu'il regarde du haut de son château n'est qu'un champ de mort hanté d'apparitions funèbres. L'Écosse, qu'il dépeuple, est un cimetière «où, lorsqu'on entend le glas des cloches pour un homme qui meurt, on ne demande plus pour qui; où l'on ne voit plus personne sourire, sauf les enfants; où la vie des hommes de bien se fane avant les fleurs qu'ils ont à leur chapeau[287].» Son âme «est pleine de scorpions.» Il «s'est soûlé d'horreurs,» et la fade odeur du sang l'a dégoûté du reste. Il va trébuchant sur les cadavres qu'il entasse avec le sourire machinal et désespéré du maniaque assassin. Désormais la mort, la vie, tout lui est égal; l'habitude du meurtre l'a mis hors de l'humanité. On lui annonce la mort de sa femme: