Note 535 — LIVRE II. LA RENAISSANCE. (SUITE.) (continued 2)
Reading edition
Le soleil tombait, revêtant d'or et de pourpre reflétés—les nuages qui font le cortége de son trône occidental.—Alors se leva le soir tranquille, et le crépuscule gris—habilla toutes les choses de sa grave livrée.—Le silence le suivit, car, oiseaux et bêtes,—les uns sur leurs lits de gazon, les autres dans leurs nids,—s'étaient retirés, tous, excepté le rossignol qui veille.—Tout le long de la nuit, il chanta sa mélodie amoureuse.—Le silence était charmé. Bientôt le firmament brilla—de vivants saphirs. Hespérus, qui conduisait—l'armée étoilée, s'avançait le plus éclatant, jusqu'à ce que la lune—se leva dans sa majesté entre les nuages, puis enfin,—reine visible, dévoila sa clarté sans rivale,—et sur l'obscurité jeta son manteau d'argent[535].