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Histoire de la Littérature Anglaise (Volume 1 de 5)

Note 258 — LIVRE II. LA RENAISSANCE.

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«D'abord, dit Stubbs[258], toutes les têtes folles de la paroisse s'assemblent et choisissent un grand capitaine avec le titre de prince du désordre, et, l'ayant couronné en grande solennité, le prennent pour roi. Ce roi, une fois sacré, choisit vingt, quarante ou cent joyeux gaillards comme lui-même, qui font le service autour de Sa Majesté Souveraine.... Ils ont leurs chevaux de bois, leurs dragons et autres bouffonneries, avec leurs joueurs de flûte paillards et leurs bruyants tambours pour mettre en train la danse du diable. Puis cette troupe de païens marche vers l'église et le cimetière au son des flûtes, au roulement des tambours, dansant, faisant tinter leurs clochettes, faisant flotter, comme des fous, leurs mouchoirs sur leurs têtes, pendant que les chevaux de bois et autres monstres escarmouchent à travers la foule. Et en cette sorte ils vont à l'église comme des démons incarnés, avec un tel bruit confus, qu'il n'y a point d'homme qui puisse entendre sa propre voix. Puis les folles têtes regardent, s'ébahissent, font des grimaces, montent sur les bancs pour voir cette belle cérémonie. Après cela ils font des allées et venues dans l'église, puis dans le cimetière, où ils ont ordinairement leurs berceaux, bosquets, salles d'été et maisons de festin, où ils festoient, banquettent, dansent tout le jour, et parfois toute la nuit aussi. Et ainsi ces furies terrestres passent le jour du sabbat. Une autre espèce de fous écervelés apportent à ces chiens d'enfer (je veux dire le prince du désordre et ses complices) du pain, de la bonne ale, du vieux fromage, du fromage nouveau, des gâteaux, des tartes, de la crème, de la viande, tantôt une chose, tantôt une autre.»

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