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Histoire de la Littérature Anglaise (Volume 1 de 5)

Note 64 — LIVRE I. LES ORIGINES.

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Jérémie Taylor a-t-il trouvé une peinture plus lugubre? Les deux poésies religieuses, la chrétienne et la païenne, sont si voisines, qu'elles peuvent fondre ensemble leurs disparates, leurs images et leurs légendes. Dans l'histoire de Beowulf, toute païenne, Dieu apparaît comme un Odin plus puissant et plus calme, et ne diffère de l'autre que comme un Bretwalda sédentaire diffère d'un chef de bandits aventurier et héros. Les monstres scandinaves, les Iotes ennemis des Ases ne se sont point évanouis; seulement ils descendent de Caïn, et des géants noyés par le déluge[64]; l'enfer nouveau est presque le Nastrond antique, «mortellement glacé, plein d'aigles sanglants et de serpents pâles;» et le formidable jour du jugement dernier, où tout croulera en poussière pour faire place à un monde plus pur, ressemble à la destruction finale de l'Edda, à «ce crépuscule des dieux,» qui s'achèvera par une renaissance victorieuse, et par une joie éternelle «sous un soleil plus beau.»

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