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Histoire de la Littérature Anglaise (Volume 1 de 5)

Note 205 — LIVRE I. LES ORIGINES.

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Elle y est, et Rabelais n'en a pas de plus salée. Le moine que peint Chaucer est un papelard[205], un égrillard qui connaît mieux les bonnes auberges et les joyeux hôteliers que les pauvres et les hôpitaux. Il n'est pas «honnête,» dit-il, d'avoir affaire à telle racaille. Allons confesser les riches, «les vendeurs de victuaille.» On ne gagne honneur et profit que chez eux.—Mais il faut, comme lui, savoir s'y prendre. Il est homme expert, il écoute la confession d'un air agréable et doux; son absolution est tout aimable; pour les pénitences, il est accommodant. Il suffit qu'on lui donne «bonne pitance.» «Car donner aux pauvres frères, c'est signe qu'un homme est bien confessé.» Des méchants répandront le bruit que le pénitent est fort peu repentant et fort peu contrit; pure calomnie. Il y a des gens sincèrement touchés de leurs fautes qui pourtant ne peuvent pleurer et faire acte de remords. C'est le cas du riche; la vraie preuve, la preuve suffisante qu'il est bon pénitent, bien confessé, bien affligé, bien disposé, c'est qu'il a donné beaucoup.

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