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Histoire de la caricature au moyen âge et sous la renaissance

TABLE ANALYTIQUE

Reading edition

Préface.—L'Université et l'art satirique du moyen âge.—Timidité des spiritualistes de profession.—Figures des comédies de Térence.—Pensée confuse du peuple.—Trilogie: le diable, la Danse des Morts, Renart.—Opinion de M. César Daly.—Utilité des ineptiarum

CHAPITRE PREMIER

VANITÉ DU SYMBOLISME

Trait d'union de l'art entre l'antiquité et le moyen âge.—Abus de la symbolique chrétienne.—L'imagination prête ses visées à la pierre.—Orphée et le Christ.—Lettre de saint Nil à Olympiodore.—Art apocalyptique des premiers siècles.—Remontrances de saint Bernard.—Les sculptures des cathédrales furent-elles commandées par l'Église pour châtier les vices ou sont-elles de purs caprices d'ouvriers?—Lettre du père Cahier.—Enseignement des ouvriers qui concoururent à la construction des églises.—Symbolisme prémédité.—Prophéties de l'an 1000.—Le facétieux abbé de Saint-Germain d'Auxerre.—Sceau de l'évêque de Pinon.—Symbolisation des pierres, de la chaux, du sable, suivant Guillaume Durand.—L'explet de la pélégrination humaine, par Guille de Guyeville.—Mason Neable et Webb, fanatiques catholiques anglais.—Ils ne permettent pas l'emploi de l'ogive aux protestants.—L'abbé Aubert et l'église de Poitiers.—Ce que c'est que le symbolisme à outrance.—M. de Bastard et les miniatures.—Le Christ, le tireur d'arbalète et le limaçon.—Le limaçon de M. de Bastard et le lymasson du Grand-Compost.—Notions architecturales de Claude Villette sur la hauteur des fenêtres et leurs vitres, sur les barres de fer et les clavettes.—Singulière miniature d'un livre d'Heures; sa réelle signification.—Le renard et les poules à l'église Saint-Fiacre, au Faouet.—Faut-il regarder ce bas-relief comme le triomphe de la foi sur l'hérésie?

CHAPITRE II

LES ANIMAUX MUSICIENS

Pline et les naturalistes de la Renaissance.—Marco-Polo.—Bestiaire fantastique de l'antiquité.—Singulière pénurie intellectuelle des artistes.—Parodies des musiciens de profession.—L'âne, animal biblique.—L'âne qui vielle, l'âne qui lyre, l'âne harpant.—Sa fête.—Analogie avec les kermesses hollandaises.—Écrivains pieux, écrivains voltairiens

CHAPITRE III

LA FÊTE DE L'ANE

Prose de l'âne.—Manuscrit de Sens.—Opinion de M. Clément.—L'âne est-il le symbole de Jésus-Christ?—Ce que pensait Mérimée des sculptures du moyen âge.—Le Psalterium glossatum.—Hauteur, largeur, longueur d'une cathédrale, c'est espérance, charité, persévérance.—Les enfants de l'Angoumois et leurs chansons.—Que signifient les oreilles de l'âne?—Si le toit d'une cathédrale symbolise la figure d'un intendant fidèle, pourquoi la queue de l'âne ne représenterait-elle pas le goupillon du curé?—Gauloise conclusion des enfants terribles de l'Angoumois

CHAPITRE IV

DANSES DANS LES ÉGLISES ET LES COUVENTS

L'évêque d'Erfurth danse trop pour sa santé.—Peintures de pieux manuscrits, accablantes pour les moines.—Instructions des conciles, ordonnances royales, décrets des facultés de théologie contre les danses.—Analogie avec les gaietés provinciales des messes de minuit.—Opinion de M. Villemain

CHAPITRE V

LE DIABLE.

Le diable, antithèse de Dieu.—Noire livrée du diable.—Poil, cornes, pattes, griffes empruntés à l'antiquité.—Le diable et le renard.—Opinion de M. Viollet-le-Duc.—La pèse des âmes.—Le malin triche.—Ecce diabolus!—Diable et femme.—Messe de saint Martin.—La femme, quelquefois acolyte, quelquefois adversaire du diable.—Comment Luther recommandait d'empoisonner le diable

CHAPITRE VI

LA DANSE DES MORTS

Principe égalitaire.—De quoi ricanent les têtes de mort?—Réponse de Maupertuis.—Impression plus réconfortante qu'assombrissante.—Grave leçon aux puissants et aux riches.—Erreurs de certains historiens.—La danse des morts de 1424.—Rien de commun avec l'asservissement de Paris par les Anglais.—Prétentieux repeints de l'époque actuelle.—La danse des antithèses.—Noël du Fail.—Sent-on battre le cœur de la France dans la danse des morts?—Leber et Langlois s'élèvent contre ces imaginations.—Les Anglais emportent dans leur île un «battement du cœur de la France».—Reliquaires bretons.—La mort du pont de Lucerne.—La mort de Bâle.—Sensation désagréable des rois, des moines, des usuriers, des avares, des grands seigneurs, des courtisanes en voyant arriver la mort.—Le grave et satirique Holbein.—Humanité de la mort.—Mors melior vita.—La Danse macabre du père Honoré

CHAPITRE VII

RENART

Fabliau du renard et de la cigogne.—Le renard s'empare du froc des moines.—Réprimande de Gauthier de Coinsy.—Aventures de maître Renard, de M. Paulin-Paris.—M. Lenient et la Satire française au moyen âge.—Observation des mœurs du renard, par Richard de Fournival.—Rôle du renard dans le blason.—Admiration des sculpteurs et des peintres pour l'animal.—Ce que veut dire escorcher le regnard.—Métonymies populaires.—Curieux bas-relief de Saint-Fiacre, au Faouet.—Tradition de la langue conservée par le peuple.—Missale Ambaniensis de la Haye.—Représentation du renard en France et en Angleterre.—Enseigne du renard prêchant, à Strasbourg.—Excessif enthousiasme des Allemands pour le Roman de Renart

CHAPITRE VIII

CONSÉQUENCES DU ROMAN DE RENART SOUS LOUIS XV

Procession burlesque, sculptée sur un chapiteau de la cathédrale de Strasbourg.—L'antiquaire Tschernein.—Fête-Dieu de 1728.—Le cardinal de Rohan et les images luthériennes.—Réquisitoire contre d'anciennes sculptures.—Condamnation de Tschernein.—De la tolérance moderne

CHAPITRE IX

LE ROMAN DE FAUVEL

Torcher-Fauvel, proverbe.—Le courtisan Fauvel, inférieur à Renart indépendant.—La littérature de cour et la littérature du peuple

CHAPITRE X

LE NOBLE, LE MOINE, LE SERF

Néo-symbolisme religieux et néo-symbolisme révolutionnaire.—Discours sur les dissolutions du clergé, au concile de Sienne.—Les cochons mitrés et l'extase de sainte Brigitte.—Robes de moines et robes de femmes: graisse et feu.—Chansons des ordres, de Rutebœuf.—Mot d'Érasme.—Bible historiale, peu favorable aux moines.—L'avarice à Saint-Pierre-sous-Vézelay.—Les patenôtres de l'usurier.—Symbole de l'ivrognerie en Bretagne.—La dispute de la culotte.—Le serf-cariatide.—Riches imaginations archéologiques.—La peau d'un prince ne vaut pas plus que celle d'un charretier.—Le Roman de la Rose.—Clergé, noblesse, peuple

CHAPITRE XI

MINIATURES DE MANUSCRITS

La truie qui file.—Le monde renversé.—Travaux de MM. Champollion-Figeac et Ed. Fleury.—Tournois grotesques.—Manuscrit de Soissons et hôtel de Jacques Cœur.—Étude des manuscrits.—Libre érudition peu encouragée.—Prêches contre la toilette des femmes.—Enfants paresseux au treizième siècle.—Des croquis et des faits.—Mieux vaut dessiner qu'épiloguer.—L'Annonciation et le fou malséant.—Opinion de M. Le Roux de Lincy

CHAPITRE XII

ARCHITECTURE RELIGIEUSE.—LA MAISON DES TEMPLIERS A METZ

Découverte importante de M. de Saulcy.—La poutre historiée du magasin à poudre de Metz.—Animaux parodiant les actions de l'homme.—Analogie avec certains papyrus égyptiens.—Les Templiers ont-ils rapporté d'Égypte des motifs satiriques?

CHAPITRE XIII

ARCHITECTURE MILITAIRE.—LA TOUR DESCH

Rareté des caprices ornementatifs en architecture militaire.—Canonnières de la tour Desch, décrites par M. Lorédan Larchey.—Le guerrier malséant.—Guimbarde des Lorrains

CHAPITRE XIV

FIGURES SATIRIQUES ET FACÉTIEUSES DES MONUMENTS CIVILS

L'Hôtel de Ville de Saint-Quentin.—Description des figurines.—Singulier corbeau de l'Hôtel de Ville de Noyon.—Ce que voyait Anne de Bretagne aux fenêtres du château de Blois.—Fâcheuses odeurs d'une femme sans pudeur.—La morale du quinzième siècle et celle du dix-neuvième siècle.—Une commère de Saint-Quentin trop chiffonnée.—L'homme à la broche.—Énigme du chanoine Ch. de Boyelles.—Il est temps de gratter le badigeon du symbolisme

CHAPITRE XV

LES STALLES DES ÉGLISES

Ce que coûtait l'œuvre de hucherie d'une cathédrale.—Les sculpteurs de poupées.—D'où vient le mot miséricorde, en tant qu'appliqué aux stalles?—Les compagnons flamands faisant leur tour de France.—Histoire du moine Pigiere.—Ce qu'enseignait le chevalier de La Tour Landry à ses filles.—Recherches archéologiques souhaitables dans le Poitou.—Stalles de l'église de Mortain.—Analogie de détails avec Breughel.—Stalles de la collégiale de Champeaux.—Le Lai d'Aristote, à Rouen.—Stalles de Saint-Martin-aux-Bois.—Miséricorde de l'église de Saint-Spire de Corbeil.—Stalles de Saints-Gervais-et-Protais.—Miséricordes en Angleterre et en Allemagne

CHAPITRE XVI

LA CATHÉDRALE AU MOYEN AGE

Pensée qui décida de l'érection des cathédrales.—Protestation contre la féodalité.—Opinion de M. Viollet-le-Duc.—Destination de la cathédrale.—Singulière sculpture de la cathédrale souterraine de Bourges.—Brochure de M. de Salies.—Le moine de L'abbaye de Gué-de-Launay fréquente les cabarets

CHAPITRE XVII.

DÉROUTE DU SYMBOLISME

Aberration de la Symbolique.—Gobineau de Montluisant et la science hermétique appliquée à l'architecture.—Magot, gog et magog.—Les pères Cahier et Martin.—Lumière et réalité

CHAPITRE XVIII

LES FOUS

Érasme et l'Éloge de la Folie.—Des fous de cour et de leur utilité.—Cul-de-lampe sculpté de l'hôtel de Jacques Cœur, à Bourges.—Légende romanesque à ce sujet.—Le rôle des fous dans les fêtes religieuses.—Description d'un Fol par Clément Marot.—Médailles satiriques des réformés contre la cour papale.—La Folie triomphe de la Mort.—La Nef des Fous, de Sébastien Brandt.—Sermons de Geiler de Keyserberg

CHAPITRE XIX

ÉRASME ET L'ÉLOGE DE LA FOLIE

Le savant Érasme appelé à prendre place dans le Panthéon des humoristes.—Ses violentes esquisses de vieillards amoureux.—Érasme se sépare de Luther et attaque les moines avec plus de force encore.—Ce qui poussa Érasme à railler les rois, les princes et les grands.—Révélations de son portrait au Louvre

CHAPITRE XX

COLLABORATION D'HOLBEIN ET D'ÉRASME

Holbein dessine des croquis pour amuser Érasme.—Le satirique veut prouver que son Éloge de la Folie est une œuvre pie.—Holbein embarrassé en face de ces dogmes singuliers.—La réalité supérieure à l'imagination

CHAPITRE XXI

RABELAIS CARICATURISTE

Obscurité dans laquelle sont enveloppés les grands hommes.—Rabelais, Shakspeare, Molière.—Première édition des Songes drolatiques attribués à Rabelais.—M. Ch. Lenormand voit un architecte dans Rabelais.—Ce que pensait Rabelais des arts du dessin.—M. Paul Lacroix voit un dessinateur dans Rabelais.—Vie et Métamorphoses d'Ovide de 1557.—Prétendue ressemblance avec les Songes drolatiques.—Jérôme Bosch, Pierre Breughel, et leur éditeur Cock.—Motifs d'essence néerlandaise introduits dans les estampes attribuées à Rabelais.—Preuves en regard.—L'Invidia et l'Avaritia de P. Breughel.—Imaginations des commentateurs Esmangart et Johanneau.—Latitude d'interprétations laissée aux curieux par l'éditeur des Songes drolatiques, Richard Breton.—Rabelais lavé du reproche de plagiat

Illustration from Histoire de la caricature au moyen âge et sous la renaissance

Modillon de la cathédrale de Poitiers.

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