Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE (continued 3)
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Les avantages obtenus dans le nord étaient pour le khalife une bien faible compensation de ses pertes en Afrique. Il avait vu en quelques mois disparaître les résultats de longues années d'efforts persévérants. Dominé par le chagrin qu'il en ressentit, affaibli par l'âge, Abd-er-Rahman-en-Nacer tomba malade et rendit le dernier soupir le 16 octobre 961, à l'âge de soixante-dix ans. Ce prince avait régné pendant quarante-neuf ans et, sauf en Mag'reb, la fortune lui avait presque toujours été favorable. Après avoir pris un pouvoir disputé, un royaume réduit presque à rien, il laissait l'empire musulman d'Espagne dans l'état le plus florissant, le trésor rempli, les frontières respectées. Cordoue, sa brillante capitale, avait alors un demi-million d'habitants, trois mille mosquées, de superbes palais, cent treize mille maisons, trois cents maisons de bain, vingt-huit faubourgs 566.