Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE (continued 3)
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Une fois maître de Tiharet, le souverain fatemide ne jugea pas à propos de s'enfoncer davantage dans l'ouest, il préféra entrer en pourparlers avec Yala, le puissant chef des Beni-Ifren. Afin de le détacher de la cause oméïade, il lui offrit de le reconnaître comme son représentant dans le Mag'reb central, avec la suprématie sur toutes les tribus zenètes. Yala accueillit ces ouvertures et adressa à El-Mansour un hommage plus ou moins sincère de soumission. Tranquille de ce côté, le khalife alla châtier les tribus louatiennes de la vallée de la Mina, lesquelles étaient infectées de kharedjisme. Après les avoir contraintes à la soumission, il se disposa à rentrer en Ifrikiya; mais, auparavant, il renouvela l'octroi de ses faveurs à Ziri-ben-Menad, dont le secours lui avait été si utile, et lui confirma l'investiture de chef des tribus sanhadjiennes et de tout le territoire occupé par elles jusqu'à Tiharet. Cette vaste région comprenait, en outre des villes d'Achir et de Hamza, celles de Lemdia (Médéa), Miliana, et enfin une bourgade à peine connue auparavant, mais qui avait pris, depuis peu, un grand développement et était destinée au plus brillant avenir, nous avons nommé Djezaïr-beni-Mezr'anna (Alger). Bologguine, fils de Ziri, fut investi par son père du commandement de ces trois dernières places 555.