Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE (continued 3)
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Khalil-ben-Ishak, qui n'avait rien fait pour empêcher l'investissement de la ville dont il avait le commandement, ne sut pas mieux la défendre pendant le siège. Dans l'espoir de sauver sa vie, il entra en pourparlers avec Abou-Yezid et poussa l'imprudence jusqu'à venir à son camp. L'homme à l'âne le jeta dans les fers et bientôt le fit mettre à mort, malgré les représentations que lui adressa Abou-Ammar contre cet acte de lâcheté. Pressée de toutes parts et privée de chef, la ville ne tarda pas à ouvrir ses portes aux assiégeants (milieu d'octobre 944). Suivant leur habitude, les Kharedjites livrèrent Kaïrouan au pillage; les principaux citoyens, les savants, les légistes étant venus implorer la clémence du vainqueur, n'obtinrent que d'humiliants refus; ils auraient même, selon Ibn-Khaldoun 537, reçu l'ordre de se joindre aux Kharedjites et de les aider à massacrer les habitants de la ville et les troupes fatemides.