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Histoire de l'Afrique Septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (1830) ( Volume I)

Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE (continued 3)

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L'Homme à l'âne avait pu gagner le sommet de la montagne de Kiana et se renfermer dans une citadelle établie sur un piton appelé Tagarboucet (l'arçon). Ismaïl l'y poursuivit, mais le refuge du rebelle était dans une position tellement escarpée qu'il dut renoncer à l'enlever sur-le-champ. Il planta ses tentes au lieu dit En-Nador (l'observatoire), sur un des contreforts de la montagne, et y commença le Ramadan le vendredi 26 mars 917. Le lendemain, il ordonna l'assaut, mais Abou-Yezid, entouré de ses fils 550, s'y défendit avec le courage du désespoir. En vain les assiégeants s'avancèrent, en traversant des ravins escarpés et en escaladant les roches, jusqu'au pied du dernier escarpement, malgré la grêle de pierres et de projectiles que leur lançaient les assiégés, ils ne purent arriver au sommet, et la nuit les surprit avant qu'ils eussent achevé d'assurer leur victoire. Pendant la nuit, Ibrahim fit incendier les broussailles qui environnaient le fort, afin qu'elles ne pussent favoriser la fuite de son ennemi. Les Houara, dont les habitations avaient été brûlées et les bestiaux enlevés, vinrent le soir même faire leur soumission.

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