Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE (continued 3)
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Le siège traînait en longueur; les Fatemides avaient trouvé de nouvelles ressources, soit dans les magasins d'approvisionnement, soit par suite d'un ravitaillement exécuté par Ziri-ben-Menad, selon Ibn-Khaldoun 542, ce qui semble peu probable, à moins qu'il n'ait été opéré par mer, Dans les premiers jours, des rassemblements considérables de Berbères arrivant du Djebel-Nefouça, du Zab, ou même du Mag'reb, venaient sans cesse grossir l'armée des Nekkariens. Mais cette armée, par sa composition hétérogène, ne pouvait subsister qu'à la condition d'agir et surtout de piller. L'inaction, les privations ne pouvaient convenir à ces montagnards accourus à la curée. L'Homme à l'âne essayait de les lancer sur les contrées de l'intérieur; mais à une grande distance, il ne restait plus rien; tout avait été pillé. Les guerriers nekkariens commencèrent à murmurer; bientôt des bandes entières reprirent le chemin de leur pays et, une fois cette impulsion donnée, l'immense rassemblement ne tarda pas à se fondre. Promptement, Abou-Yezid n'eut plus autour de lui que les contingents des Houara de l'Aourès et des Beni-Kemlane et quelques Beni-Ifrene. El-Kaïm profita de l'affaiblissement de son ennemi pour effectuer une sortie énergique qui rejeta l'assiégeant dans son camp. En même temps, des émissaires habiles suscitèrent le mécontentement parmi les derniers adhérents d'Abou-Yezid, en faisant ressortir combien son luxe et sa conduite déréglée étaient indignes de son caractère.