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Histoire de l'Afrique Septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (1830) ( Volume I)

Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE (continued 2)

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En présence de ces résultats, Mohammed-el-Habib résolut d'envoyer en Mag'reb un de ses plus fidèles adhérents, nommé Abou-Abd-Allah-el-Hocéin. Cet homme de mérite, qui devait rendre de si grands services à la cause fatemide, avait été d'abord mohtacib ou receveur d'impôts à Basra, puis il avait enseigné publiquement les doctrines des Imamiens, ce qui lui avait valu le surnom d'El-Maallem (le maître) 457. Il partit pour le Mag'reb, en compagnie des chefs ketamiens; pour éviter les postes placés par les Abbassides sur toutes les routes, ils passèrent par les déserts et, grâce à leur prudence, parvinrent à atteindre les chaînes des Ketama, et s'établirent à Guédjal, dans le territoire occupé actuellement par les Djimela, près de Sétif. Le chef de ces indigènes, Mouça-ben-Horeïth, un de ceux qui revenaient d'Orient, protégea l'établissement du missionnaire dans cette localité qui fut appelée par lui: Le col des gens de bien (Fedj-el-Akhiar). Ce nom n'avait pas été pris au hasard; Abou-Abd-Allah annonça, en effet, que le Mehdi lui avait révélé qu'il serait forcé de fuir son pays et, de même que le prophète, d'avoir une hégire, et qu'il serait soutenu par des gens de bien (ses Ansars), dont le nom serait un dérivé du verbe katama (cacher).

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