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Histoire de l'Afrique Septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (1830) ( Volume I)

Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE (continued 2)

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Le vice-roi put alors se consacrer entièrement à la direction de la guerre sainte et aux travaux d'embellissement qu'il avait entrepris à Kaïrouan. Selon En-Nouéïri, il rebâtit la mosquée qui avait été construite par Yezid-ben-Hatem, fit établir un pont à la porte d'Abou-Rebia et compléta les fortifications de Souça. Le 10 juin 838, la mort vint le surprendre au milieu de ces travaux. Il était âgé de cinquante et un ans et avait exercé le pouvoir pendant vingt et un ans, sept mois et huit jours. Malgré les difficultés toujours renaissantes contre lesquelles il avait eu à lutter, son règne, illustré par la conquête de la Sicile, fut un des plus glorieux de sa dynastie. Ce prince, après s'être montré cruel et injuste, donna, sur la fin de son règne, de beaux exemples de générosité et de grandeur de caractère; seule, la milice ne pouvait trouver grâce devant lui. Il était doué d'un esprit cultivé et faisait assez bien les vers, mais sa passion pour le vin le poussait trop souvent à commettre des excentricités. C'est ainsi que, se trouvant un jour en état d'ivresse, il adressa au khalife El-Mamoun des vers inconvenants et menaçants qu'il s'empressa de désavouer quand il eut repris son bon sens. Son frère Abou-Eïkal-el-Ar'leb, surnommé Khazer, lui succéda 433. Il était depuis longtemps son premier ministre.

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