Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE (continued 2)
Reading edition
Cette fois encore, Obéïd-Allah, prévenu à temps, put échapper par une prompte fuite. Il gagna probablement l'intérieur et, reprenant sa marche vers l'ouest, traversa le pays de Kastiliya, et vint passer près de Constantine. De là il aurait pu, sans doute, se rendre chez les Ketama, et cependant il continua sa fuite, ne voulant pas, s'il se découvrait, sacrifier Abou-l'Abbas qui était resté entre les mains de Ziadet-Allah 481. Ne devait-il pas, du reste, accomplir la prophétie de son père: «...Tu dois te réfugier dans un pays lointain, où tu subiras de rudes épreuves!» Il fallait au mehdi des aventures extraordinaires, et, opérer sa jonction avec Abou-Abd-Allah, c'eût été le triomphe sans les épreuves. Il continua donc à errer en proscrit.