Note (retour) — DE L'AFRIQUE SEPTENTRIONALE
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Cette brillante victoire assurait à Hannibal la conquête de toute l'Italie du nord. Elle ne lui coûtait, en outre de ses derniers éléphants, qu'un nombre relativement peu considérable de guerriers, car les principales pertes avaient été supportées par les Gaulois. Mais ces pertes furent bientôt compensées par l'arrivée d'auxiliaires accourant de toutes parts, et il ne tarda pas à se trouver à la tête d'une armée de quatre-vingt-dix mille hommes. Au printemps suivant, Hannibal laissant Plaisance, avec Sempronius sur ses derrières, se jeta résolument dans l'Apennin, et, l'ayant traversé au prix des plus grandes fatigues, envahit l'Etrurie. Le consul Flaminius attendait, dans son camp retranché d'Arrétium, l'attaque de l'ennemi. Hannibal ne commit pas la faute d'aller l'y chercher; il le dépassa, et comme le général romain s'était mis à sa poursuite, il manœuvra assez habilement pour l'attirer dans une véritable souricière, sur les bords du lac de Trasimène. L'armée romaine, surprise par les Karthaginois cachés dans les collines entourant le lac, fut entièrement détruite; le consul y trouva la mort, ainsi que quinze mille de ses soldats; un nombre égal fut fait prisonnier 49; mais Hannibal suivant une politique constante, renvoya sans rançon les confédérés italiens, ne conservant que les Romains (218).