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Histoire de l'Afrique Septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (1830) ( Volume I)

Note (retour) — DE L'AFRIQUE SEPTENTRIONALE

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Ces nouvelles portèrent à Rome le découragement; si Karthage avait profité de ce moment pour pousser vigoureusement les opérations, nul doute que la guerre n'eût été promptement terminée à son avantage. Mais, soit par l'effet de la vicieuse organisation gouvernementale, soit en raison du caractère propre aux races sémitiques, qui ne s'inclinent que devant la nécessité immédiate, on ne voit Karthage tenter d'efforts décisifs que quand l'ennemi est aux portes et le danger imminent. On resta donc sur cette victoire et la guerre continua pendant plusieurs années, consistant en de petits combats sur terre et des courses de piraterie sur mer. En 247, Amilcar-Barka avait pris le commandement des troupes de Karthage en Sicile, troupes assez peu dévouées et composées en partie de mercenaires de tous les pays. Mais Amilcar était un général de grande valeur; il sut tirer parti de ces éléments mauvais et, sans remporter de succès décisifs, empêcher tout progrès de la part des Romains. Pour contenter ses soldats, il leur fit exécuter une razia dans le Bruttium, puis il vint occuper le mont Ereté 34 qui domine Palerme, et de là, surveillant les routes, ne manqua aucune occasion de tomber sur ses ennemis et de couper les convois 35. De leur côté les Romains déployaient la plus grande ténacité, si bien que les deux armées rivales en arrivèrent à reconnaître mutuellement l'impossibilité de se vaincre.

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