Note (retour) — DE L'AFRIQUE SEPTENTRIONALE (continued 3)
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Ainsi renseigné, Bélisaire donna l'ordre de mettre à la voile en se dirigeant à l'ouest de Malte. Parvenue à la hauteur de cette île, la flotte fut poussée par le vent vers la côte d'Afrique, en face du sommet du golfe de Gabès; elle était partie depuis trois mois. Avant de procéder au débarquement, le général en chef fit mettre en panne et convoqua un conseil de guerre des principaux officiers à son bord. Archélaüs, effrayé de l'éloignement de la localité et du manque de ports pour abriter les navires, voulait que l'on remît à la voile et qu'on allât directement à Karthage. Mais Bélisaire n'était pas de cet avis; il redoutait la rencontre de la flotte vandale, et craignait que son armée ne perdît ses avantages dans un combat naval. Son opinion ayant prévalu, il ordonna aussitôt le débarquement, qui s'opéra sans encombre au lieu dit Caput-Vada 253. Des soldats furent laissés à la garde des navires qui furent en outre disposés dans un ordre permettant la résistance à une attaque de l'ennemi. A terre, le général s'attacha à couvrir son camp de retranchements et à se garder soigneusement par des avant-postes; toute tentative de pillage ou de maraudage fut sévèrement réprimée. Cette prudence, cette observation constante des règles de la guerre, allaient assurer le succès de l'expédition.