Note (retour) — DE L'AFRIQUE SEPTENTRIONALE (continued 3)
Reading edition
Cruautés de Hunéric.--Mais Hunéric se préoccupait peu de faire respecter les limites de son empire: le soin de satisfaire ses passions sanguinaires l'absorbait uniquement et, après avoir persécuté les catholiques, il persécutait ses proches et ses amis. Genséric avait institué comme règle pour la succession au trône vandale, que le pouvoir appartiendrait toujours à l'homme le plus âgé de la famille, au décès du prince régnant, même au détriment de ses fils. Soit pour modifier les effets de cette clause, soit par crainte des compétitions, Hunéric s'attacha à diminuer le nombre des membres de sa famille. La femme et le fils aîné de son frère Théodoric, accusés d'un crime imaginaire, furent décapités par son ordre. Un autre fils et deux filles de Théodoric furent livrés aux bêtes. Ce n'était pas assez; Théodoric, lui-même, Genzon, autre frère du roi, et un de ses neveux, furent exilés et maltraités avec une dureté inouïe. Si les proches parents du prince étaient traités de cette façon, on peut deviner comment il agissait envers ses serviteurs ou ses officiers: pour un soupçon, pour un caprice, il les faisait périr dans les tourments. Jocundus, évêque arien de Karthage, ayant essayé de rappeler le roi à des sentiments d'humanité fut, par son ordre, brûlé en présence de la population 248.