Note (retour) — DE L'AFRIQUE SEPTENTRIONALE (continued 3)
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Peu de temps après, c'est-à-dire au mois de janvier 477, Genséric mourut, dans toute sa gloire, après une longue vie qui n'avait été qu'une suite non interrompue de succès. Ce prince est une des grandes figures de l'histoire d'Afrique et, s'il est permis de ne pas admirer la nature de son génie, on ne peut en méconnaître, la puissance. Si nous nous en rapportons au portrait qui nous a été laissé de lui par Jornandès 244, «Giseric était de taille moyenne, et une chute de cheval l'avait rendu boiteux. Profond dans ses desseins, parlant peu, méprisant le luxe, colère à en perdre la raison, avide de richesses, plein d'art et de prévoyance pour solliciter les peuples, il était infatigable à semer les germes de division». Les historiens catholiques se sont plu à entasser les accusations contre le roi des Vandales, et il est certain qu'il ne fut pas doux pour eux; mais en faisant la part de la dureté des mœurs de l'époque, il ne paraît pas que l'Afrique eût été malheureuse sous son autorité. Après l'anarchie des périodes précédentes, c'était presque le repos.