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Histoire de l'Afrique Septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (1830) ( Volume I)

Note (retour) — DE L'AFRIQUE SEPTENTRIONALE (continued 2)

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Métellus Scipion, beau-père de Pompée, Labiénus et autres chefs du parti pompéien, et enfin Caton, arrivé le dernier, après avoir mis la Cyrénaïque en état de défense, se trouvèrent réunis et ne tardèrent pas à grouper des forces respectables, tant comme effectif que comme matériel et vaisseaux. Ils enrôlèrent aussi un grand nombre d'indigènes et renforcèrent leurs légions au moyen d'éléments divers. L'éloignement de César, retenu en Egypte, favorisait cette réorganisation de leurs forces. Malheureusement la concorde était loin de régner parmi les Pompéiens: Scipion et Varus s'y disputaient le commandement, et Juba faisait avec insolence sentir le poids de son autorité à tous. Il fallait l'énergie de Caton pour éteindre ces discordes et rappeler chacun à son devoir. Grâce à lui, Scipion fut reconnu général en chef des forces pompéiennes; ce fut lui également qui sauva Utique de la destruction, car Juba voulait raser cette cité comme étant attachée au parti césarien. Il s'appliqua particulièrement à la fortifier et laissa aux autres chefs le soin de diriger les opérations actives. Le roi berbère, rempli d'orgueil par l'importance que lui donnaient les événements, s'entoura des insignes de la royauté et fit frapper des monnaies à son effigie. Il avait imposé aux Pompéiens cette condition, qu'en cas de succès, la province d'Afrique lui serait donnée, et il se voyait déjà souverain d'un puissant empire 108.

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