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Histoire de France 1758-1789 (Volume 19/19)

TABLE DES MATIÈRES.

Reading edition

PRÉFACE, I

L'Histoire de France est terminée, I

Le fil du présent volume est la Conspiration de famille, aujourd'hui prouvée, démontrée, II

Les légendes récentes ont été démenties par les lettres mêmes de Marie-Antoinette et de Marie-Thérèse, VII

Combien Louis XVI fut Allemand, étranger à la France, X

Toujours le roi en France a été l'étranger, XI

L'ascendant croissant de la reine, XII

Méthode suivie dans ce volume, XIII

Adieu à la France d'alors, XV

CHAPITRE PREMIER.

Chute de Bernis.—Avénement de Choiseul. 1758, 17

Cabale autrichienne des trois Lorraines, 20

Elles perdent Bernis et l'Infante, créent Choiseul, 23

Choiseul livre la France à l'Autriche, 24

CHAPITRE II.

Choiseul.—Son traité autrichien.—Ruine et revers. 1759, 27

Ascendant de la Lorraine. Règne des Lorraines, 28

Choiseul et sa sœur (Grammont), 29

Situation désespérée. Choiseul manque la descente d'Angleterre; banqueroute, 33

CHAPITRE III.

L'éclipse de Voltaire. 1759-1761, 40

Le parti autrichien fait rentrer Voltaire en France et le loge à Ferney, 44

Candide, 45

CHAPITRE IV.

Rousseau.—Nouvelle Héloïse. 1764-1761, 49

Le Rousseau naturel et le Rousseau artificiel, 50

La Savoie, madame de Warens, 52

Fluctuations. Il se fait chrétien (1754), 53

Les Génevois le lancent contre Voltaire, 54

Discordances et reniements. Délire. Madame d'Houdetot (1756), 56

Lettres sur les spectacles (1758). Nouvelle langue. Le grand schisme, 57

La Julie (janvier 1761), 62

CHAPITRE V.

La comédie des Philosophes. Mai 1760.—Mademoiselle de Romans. 1761, 68

Rousseau chez madame de Luxembourg, 69

Sa belle-fille obtient de Choiseul qu'il supprime l'Encyclopédie et diffame les philosophes, 70

Ménagements des dévots pour Rousseau, 71

Il les redoute. Caractère bâtard de l'Émile, 78

L'amour est à la mode. La Julie du roi, 80

CHAPITRE VI.

Pacte de famille.—Règne du Parlement.—Jésuites condamnés. 1761-1762, 82

Choiseul s'allie à l'Espagne et la compromet; se fait seul ministre, 83

Il amuse les Parlements avec la chasse aux Jésuites, 89

CHAPITRE VII.

Les Calas.—Voltaire a affranchi les protestants. 1761-1764, 93

Les protestants avaient usé la pitié, 95

Calas. Fêtes meurtrières du Clergé dans le Midi, 96

Violente pitié de Voltaire; son audace contre les Parlements, 106

Ils répondent barbarement par le procès des Sirven, 110

Choiseul heureux d'écraser ses amis des Parlements. Triomphe de la tolérance, 112

CHAPITRE VIII.

L'Europe.—La Paix. 1763, 114

L'ogre russe. Frédéric le détourne de la Prusse sur la Pologne, 117

Choiseul ne dispute que pour l'Autriche, 120

La France exclue du monde, ruinée en Amérique et en Asie (1763). Destruction des races américaines, 121

Choiseul s'assure des Parlements et se fait sept années de règne, 125

CHAPITRE IX.

Tyrannie de Choiseul sur le roi.—Morts de la Pompadour, du Dauphin, de la Dauphine. 1763-1766, 126

Choiseul brave le roi et le dauphin, caresse l'opinion, 128

Agence secrète du roi, le chevalier d'Éon, 132

Embarras et humiliation du roi, 139

Lutte de la sœur de Choiseul et de la Pompadour qui meurt (1764), 141

Mort du Dauphin (1765), et lutte des Choiseul avec la Dauphine qui meurt (1766), 144

Vie du roi, peureuse et furtive; l'enfant cachée, 148

CHAPITRE X.

Fin des Choiseul. 1767-1770, 150

Choiseul fort par Vienne et Madrid; sa fatuité dangereuse, 151

Influence de sa sœur; règne de mademoiselle Julie. Corse, Lally, etc., 152

Choiseul dupe de Vienne; ne prévit rien. Partage de la Pologne, 155

Il provoque la guerre; nous lègue la banqueroute, 158

CHAPITRE XI.

La Du Barry.—Mort de Louis XV. 1770-1774, 160

Le parti dévot oppose la Du Barry à Choiseul, 163

Choiseul nous impose l'Autrichienne, menace le roi, tombe (24 décembre 1770), 166

D'Aiguillon, Maupeou, Terray; le coup d'État. Mémoires de Beaumarchais, 168

Les deux partis se disputent le roi mourant (mai 1774), 170

CHAPITRE XII.

Avénement de Louis XVI. 1774, 172

Louis XVI fut tout Allemand (par sa mère), Marie-Antoinette Lorraine (par son père), 172

Forcé de l'épouser, il n'y voit qu'un agent de l'Autriche, 173

Elle suit les conseils de sa mère, qui la trompe (4 mai 1771), pour le partage de la Pologne, 177

Elle s'empare de son jeune mari (juin 1771), 177

Bonne nature du dauphin, charme et légèreté de la dauphine, 179

Avénement (10 mai 1774). Effort du jeune roi pour écarter l'influence autrichienne; il repousse Choiseul, appelle Maurepas, Vergennes, 180

Sa chute morale (juillet 1774). Il chasse Rohan, Broglie, ceux qui l'éclairaient sur l'Autriche, 183

Triomphe de la reine, son tempérament violent; madame de Lamballe, 185

CHAPITRE XIII.

Ministère de Turgot. 1774-1776, 187

Les exagérations des Économistes furent utiles; il fallait ranimer la production découragée, 189

Génie indépendant de Turgot, nullement serf des Économistes, 190

Comment le roi le prit sans le connaître, 191

La Marseillaise du blé, 192

Son plan: Culture affranchie. Industrie affranchie. Raison affranchie, 193

Intrigue des Choiseul qui font rappeler le Parlement (novembre 1774). 194

Ligue universelle contre Turgot, émeute factice, 195

Faiblesse du roi; le Sacre, 196

Turgot refuse de doter les gens agréables à la reine; il tombe (mai 1776), 201

Le roi peu éducable; il trompe Turgot et se trompe, garde tout son cœur au passé, 204

CHAPITRE XIV.

Transformation des esprits. 1760-1780.—L'élan pour l'Amérique.—La guerre. 1777-1783, 206

Grandeur morale de la France; trois accès de croissance en vingt ans, 207

Influence de Rousseau, Raynal.—Enfants sublimes, 208

Beaumarchais jure que l'Amérique vaincra (25 septembre 1776), 209

Combien elle était peu républicaine. Paine coupe le câble qui l'attache à l'Europe, 211

Déclaration d'indépendance (juillet 1776), 213

Secours de Beaumarchais (janvier 1777). Départ de La Fayette (avril), 214

Necker. La confiance qu'il inspire permet à la France d'emprunter et de se ruiner pour l'Amérique, 216

Le roi contraint par l'opinion d'agir pour l'Amérique (février 1778), et par la reine d'agir pour Joseph II, 218

Marie-Thérèse implore sa fille, qui devient enceinte le 18 mars 1778, 219

Le roi agit peu ou mal pour l'Amérique, se réserve pour l'Autriche, sauve et indemnise Joseph (1779), 223

Force de l'opinion. Necker, par le Compte rendu, relève encore le crédit, trouve l'argent nécessaire à la guerre 224

Le roi forcé d'envoyer une armée. Victoire et délivrance (28 septembre 1771), 225

Chute de Necker (mai 1781). Vaillance inutile de d'Estaing, Suffren, paralysés par l'aristocratie. Paix précipitée (1783), 226

CHAPITRE XV.

La reine.—Calonne et Figaro. 1774-1784 229

Éclat qui entourait la reine.—La lutte de Glück et Piccini. Succès de Grétry, Monsigny, de Parny, de Fragonard. Le Barbier de Séville, etc. 230

Goût pour Lauzun. Ascendant de Coigny. Fidélité de Fersen 231

Les Choiseul remplacent la Lamballe par la Polignac (mai 1776) 234

Les meneurs de la Polignac. Longue servitude de la reine (1776-1787) 236

Ils s'emparent de la Guerre (1781), des Finances (1783). Calonne 238

Ils font représenter Figaro (17 avril 1784) 241

Le roi met Beaumarchais à Saint-Lazare 243

CHAPITRE XVI.

Montgolfier. Lavoisier.—Rohan et la Valois. 1783-1774 244

L'impossible supprimé, Première ascension en ballon (21 novembre 1783) 245

L'homme devient un créateur. Lavoisier (1775) 246

Est-il en lui-même un guérisseur. Mesmer, Cagliostro 247

Folies de Joseph II appuyées de la reine 248

Rohan se fait agent de Joseph, veut remplacer Calonne 249

Sa maîtresse, madame de Valois (Lamotte) 250

Légèreté de la reine, goût des farces, des mystifications 254

La Valois amuse la reine d'une mystification de Rohan (juillet 1784) 256

CHAPITRE XVII.

Le Collier. 1785. 259

La reine brouillée avec Calonne pour l'achat de Saint-Cloud 260

Elle consulte Cagliostro que Rohan a établi près de lui 262

Sa passion pour les diamants; on lui offre le Collier (février 1785) 263

Fatuité de Rohan. Il ne peut payer le Collier (juillet) 269

Son arrestation (15 août). La Valois refuse de fuir 270

CHAPITRE XVIII.

Procès du Collier. 1785-1786. 272

Rohan dirigé par Georgel, se sauve aux dépens de la Valois 273

Ménagements singuliers du roi pour Rohan 277

Ni le roi, ni le Parlement, ni le Clergé ne veulent de procédure publique 278

On laisse Rohan faire lui-même l'enquête des joailliers de Londres 280

On force les magistrats de trouver bonne la pièce rapportée de Londres 282

La Valois contenue, muselée, dirigée, crue agent de la reine 284

Triomphe de Rohan. La Valois fouettée, marquée; à la Salpêtrière 288

Elle devient une légende, échappe, se justifie, se tue 292

CHAPITRE XIX.

Révolution dans la Famille.—Mirabeau. 1776-1786 297

Le roi à Cherbourg. Sensibilité 298

Son attachement au passé, aux vieux abus 299

Sa facilité pour accorder aux familles des lettres de cachet 300

Dureté de la Famille. Les sacrifices humains. Couvents et prisons 301

Les Mirabeau. La voix de Vincennes (1778-1781) 303

Le Mirabeau réel; ridiculement exagéré 306

Son procès pour sa femme (1783). Sa sœur. L'enfant mystérieux 312

Comme Rousseau, il part du désespoir 314

Franklin le relève. On le fait écrire contre Washington, contre Beaumarchais (1784-1785) 315

CHAPITRE XX.

Calonne.—Comédie des Notables. 1787 317

Charlatanisme de Calonne, ses meneurs 318

Il crève la caisse publique 319

Le roi était-il innocent des actes qu'il signait tous les jours? 321

Sa passion. La reine en 1787. Portraits 323

Combien le roi est loin de lui-même, du Louis XVI dauphin et du Louis XVI de 1774 325

Les Notables expédient pour amnistier le gaspillage et trouver de l'argent 326

Ruses grossières auxquelles le roi se laisse associer. 330

La fallacieuse machine des Notables 331

Calonne rejette le déficit sur Necker 332

Il est repoussé des Notables, renié du roi 333

Chute du roi; la reine lui impose un prêtre athée 334

CHAPITRE XXI.

La Reine et Brienne.—Fera-t-on la banqueroute? 1787 337

Brienne, créature du parti autrichien, est la défaite du parti Polignac 337

La reine, déconsidérée, prend publiquement le pouvoir 338

L'Anglais Dorset lui fait abandonner la Hollande 340

Brienne repoussé des Notables. Le Parlement demande les États généraux 343

Exil et retour du Parlement. Tentative d'escamoter 420 millions. Dénoncée par Mirabeau. Elle avorte (19 novembre 1787). Fureur du roi 348

On conseille et on glorifie la banqueroute. Doctrine de Saint-Simon, Besenval, Linguet, etc. 354

CHAPITRE XXII.

Le coup d'État.—Les résistances de Bretagne, Dauphiné, etc.—Convocation des États généraux. Mai-août 1788 357

La reine siége aux conseils, y prend la voix prépondérante 358

Tentations de violence. État de l'armée 359

Écrasement du Parlement, Cour plénière, etc. Le roi n'aura plus de conseil que ses domestiques (8 mai 1788) 361

Les pairs font une Déclaration des droits (3 mai) 364

Arrestation de d'Ésprémesnil (5 mai) 365

Protestation des Parlements (2-9 mai) 366

Résistance de la Bretagne. Lutte de Rennes (10 mai) 367

Résistance du Dauphiné. Combat de Grenoble (7 juin) 370

La noblesse de Grenoble rétablit les anciens États. Vizille (27 juillet) 380

Toute la France suit le Dauphiné 381

Vigueur du gouvernement, mais la troupe n'est pas sûre 384

Le Grand Conseil demande la tête de Brienne, menace le roi (19 juin) 384

Brienne convoque les États généraux (8 août) 385

CHAPITRE XXIII ET DERNIER.

Les fusillades de Paris.—Necker.—Cahiers.—Élections.—Mirabeau. Août 1788-avril 1789 388

Le roi appelle Necker, veut l'exploiter, garder son ministère 389

Chute de Brienne et Lamoignon. Fêtes de Paris. Massacres (septembre 1788) 390

Faiblesse de Necker. Ménagements pour la Cour, l'Aristocratie 393

On convoque les Notables pour soutenir les privilégiés (décembre) 395

Le coup de Sieyès: Le Tiers est le tout 396

La Noblesse recule, et s'avoue rétrograde 398

Cruel hiver et famine 399

Le roi n'osa refuser le Doublement du Tiers (27 décembre 1788) 400

Caractère équivoque du Règlement d'élection (24 janvier 1789) 401

Violente lutte pour l'élection de Mirabeau 408

Mirabeau sauve la Provence, triomphe; prévoit la tyrannie 414

Paris.—Imprimerie Moderne (Barthier, dr.), rue J.-J.-Rousseau, 61.

Notes in this chapter

Note 1 · Note 1: Est-ce à un étranger qu'on doit remettre l'épée, l'armée et le salut? grosse question.—Un livre spécial là-dessus, un livre fort estNote 2 · Note 2: L'ignorance où l'on était, explique l'indulgence des historiens, de MM. Thiers, Mignet, Droz, Louis Blanc, Lanfrey, Carnot, Ternaux,Note 3 · Note 3: En revanche, j'ai développé certains faits vraiment capitaux, par exemple, la révolution de Grenoble qui fit celle de la France, et Note 4 · Note 4: L'histoire était romanesque, mais moins invraisemblable qu'on n'a dit. Don Carlos n'avait nul rapport avec son père Philippe V, enneNote 5 · Note 5: Cela acheva l'Infante. Cette belle, comme Henriette, sa sœur, quoique beaucoup plus brillante, avait toujours été malsaine, ce que sNote 6 · Note 6: Toute critique sur Rousseau sera vaine, si l'on ne fait pas d'abord l'examen de ses précédents,—j'entends les précédents de sa languNote 7 · Note 7: Elle attribue calomnieusement aux philosophes en général un mot léger d'Helvétius. Mais qu'ils n'adoptèrent nullement, et que VoltaiNote 8 · Note 8: Madame du Hausset ne date pas. Mais Barbier date très-bien et nous dirige parfaitement. Il dit en décembre 1761: «Depuis un an envirNote 9 · Note 9: Dans ce chapitre je suis partout renseigné, soutenu, par le Calas de M. Coquerel fils, un véritable chef-d'œuvre, auquel on ne peut Note 10 · Note 10: Frédéric, si fort, si grave, si juste dans ses jugements, si sévère pour ses amis, dit cela, et je le crois. Le pauvre Paul que l'hNote 11 · Note 11: Dans l'Histoire de la Pologne des deux Mickiewicz, pleine de faits nouveaux, d'idées grandes et profondes, je trouve une fort bonneNote 12 · Note 12: Elle était vraiment bonne. Brissot en conte un trait charmant. En 1778, quand Paris et la France s'étouffaient à la porte de VoltaiNote 13 · Note 13: MM. de Goncourt ont retrouvé ce nom. Tout ceci chez eux est fort curieux, très-neuf, fondé sur des pièces précieuses, des manuscritNote 14 · Note 14: Elle eût fort bien pu l'être. Leurs rapports, sans être complets, pouvaient être féconds; cela se voit souvent. Les trop zélés apolNote 15 · Note 15: Les dates ici sont tout. On peut les établir non-seulement par George (I, 302), par Soulavie (III, 179), mais surtout par Baudeau, Note 16 · Note 16: Madame de Campan (I, 99) dit crûment l'étrange étiquette, choquante et indécente, qui fut pour la Reine un supplice avec sa premièrNote 17 · Note 17: V. S. Simon sur Rose, et ce qu'en dit M. Feuillet de Conches, Revue des Deux Mondes, 13 juillet 1866.[Retour au texte]Note 18 · Note 18: Georgel, et madame Campan, apologistes l'un de Rohan, et l'autre de la reine, ont intérêt à tout brouiller. Je les serre de très-prNote 19 · Note 19: La mère est le plus fort. Il est affreux de voir, chez ce dur patriarche, Agar chassant Sarah, les servantes maîtresses mettant la Note 20 · Note 20: La folie était infaillible dans les prisons épouvantables qu'on employait depuis le Moyen âge. La plupart furent certainement, dansNote 21 · Note 21: La maison de la reine, plus splendide que celle du roi, coûtait 4 millions 700,000 livres (V. le budget de 1783, État de la France Note 22 · Note 22: Cela est fort curieux. La majorité du Clergé qui écrit ceci, ce n'est pas, comme aux assemblées de cet ordre, l'épiscopat, c'est le
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