Note Retour au texte principal — HISTOIRE DE FRANCE
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Dans leur courte retraite, le roi, la reine avaient fort écouté le hâbleur Riperda, nouvel Alberoni, qui mena la reine d'Espagne comme l'ancien Alberoni menait alors à Rome la reine d'Angleterre, femme du Prétendant. Leur plan était le même, toujours le vieux roman jésuite, ramener le Stuart, catholiciser l'Angleterre, et par elle le reste du monde. Coup manqué tant de fois. Mais tout parut possible, dans l'aveugle fureur où les jeta le renvoi de l'infante (avril 1725). Se venger de la France, frapper l'Anglais, changer la face de l'Europe! tout fut aisé. Comment? Riperda s'en chargeait. «Il soldait l'Empereur, vieil ennemi, mais nécessiteux; il lançait sur la France son invincible prince Eugène, pendant que la flotte espagnole, aidée des vaisseaux russes, menaçait l'Angleterre. George, serré de près, effrayé, ne pouvait guère manquer de rendre Gibraltar. Faiblesse impopulaire, qui irritait son peuple, et lui coûtait le trône. Le Prétendant rentrait sans coup férir[9].