Note Retour au texte principal — HISTOIRE DE FRANCE
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J'ai dit ses origines et sa terrible avidité. Elle procédait de la famine. Le contraste d'une grande misère et d'un orgueil royal, d'une haute éducation (sur laquelle spéculait sa mère) l'avaient aigrie, envenimée. Au retour de Turin, où elle avait langui avec M. de Prie, un famélique ambassadeur, elle fut produite ici par une habile agioteuse, madame de Verrue[3], qui y trouva son compte. Elle avait l'attrait diabolique que Satan donne à ses élus. Elle était enjouée, et tout à coup tragique; d'allure timide et serpentine, puis brusquement hardie. Volontiers les cheveux au vent, et quelque chose d'égaré. Madame de Verrue (comme elle, à moitié italienne), connaisseuse en beauté, y vit une sibylle de Salvator.