Note 2 — TABLE DES MATIÈRES
Reading edition
Note 2: Il baisse infiniment à la mort de Louis XIV. Il est décidément déplacé, désorienté dans le monde nouveau, et il devient de plus en plus absurde. Il est d'amitié pour le Régent, de principe pour le roi d'Espagne. Il avoue que si celui-ci entrait en France, il quitterait le Régent.—Il ne veut pas qu'on chasse les Jésuites, et il demande les États généraux que demande le parti jésuite pour faire sauter le Régent. Étrange ami de la Régence qui s'oppose à tout ce qui pourrait la soutenir, par exemple, au rappel des protestants qui auraient rapporté leurs capitaux, leur industrie.—Il est honnête, et cependant il dévie un peu en pratique. C'est, je crois, ce qui le rend de si mauvaise humeur. Il nomme Tellier un scélérat, et il est son ami; d'Effiat, un scélérat et il le sert, la duchesse de Berry un monstre, et il lui laisse madame de Saint-Simon. Il déplore le pillage du Système, résiste, finit par accepter. Comment ne serait-il pas furieux contre le temps, contre lui-même?—Il omet, sciemment, je crois, des faits très-importants, non-seulement l'amour, si public, du Régent pour sa fille, mais l'infamie des petits Villeroi (août 1722), mais les vols de M. le Duc, la pension énorme que Dubois payait à madame de Prie. Il embrouille l'affaire de Leblanc et Bellisle.—Vers la fin, on était si embarrassé de Saint-Simon, de son humeur, de ses spropositi, qu'on le tenait en quarantaine, tout à fait isolé, sans lui rien dire. Il ne sait pas combien il est alors un personnage comique. On s'en amuse. On le consulte sur des choses résolues d'avance (comme l'enlèvement de Villeroi, le ministère de Dubois). Le Régent a la malice et la patience de l'écouter là-dessus pendant des heures quand tout est décidé sans lui.[Retour au texte principal.]