Note 15 — TABLE DES MATIÈRES
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Note 15: Campion le dit expressément. Le 15 août 1641, il rassure la Chevreuse en lui disant qu'il a brûlé les lettres de la reine. M. Cousin, le défenseur ordinaire de ces dames, nous apprend pourtant, et dans sa Hautefort, et dans sa Chevreuse, toute la gravité du complot et la part qu'y prenait la reine. La Hautefort, par l'ordre d'Anne, y était entrée. La Chevreuse, à Londres, avait formé l'association des émigrés français et des royalistes d'Angleterre (Holland, général de Charles Ier, Montaigu, conseiller d'Henriette, ardent papiste), et la ligue des uns et des autres avec l'Espagne et le pape. À Bruxelles, elle y associa encore le duc de Lorraine et le comte de Soissons. Complot trop vaste, trop mêlé d'éléments nombreux et complexes, qui devaient marcher mal ensemble. Cette grande politique, la Chevreuse, était un esprit romanesque, nullement positif. Ceci rappelle les complots fous et visionnaires des Jésuites avant l'Armada. On échoua. Puis on reprit la chose plus follement encore par le petit Cinq-Mars. Le sérieux de l'échafaud a trop relevé ce favori ridicule, si outrecuidant, si absurde. Il voulait, lui, ce garçon de vingt ans, que le roi le laissât tuteur du dauphin. Cela fit connaître le personnage comme mannequin de la cabale, et dégoûta entièrement Louis XIII.[Retour au texte principal.]