Note (retour) — ACTE QUATRIÈME
François Guizot translation
CADE.--Eh bien, pour cela il sera décapité dix fois. Te voilà donc, lord Say 21, lord de serge, lord de bougran. Te voilà dans le domaine de notre juridiction souveraine! Qu'as-tu à répondre à ma majesté, pour te disculper d'avoir livré la Normandie à monsieur Basimecu 22, le dauphin de France? Qu'il te soit donc déclaré par-devant cette assemblée, et par-devant lord Mortimer, que je suis le balai destiné à nettoyer la cour d'immondices telles que toi. Tu as traîtreusement corrompu la jeunesse du royaume, en érigeant une école de grammaire; et tandis que, jusqu'à présent, nos ancêtres n'avaient eu d'autres livres que la mesure et la taille, c'est toi qui es cause qu'on s'est servi de l'imprimerie. Contre les intérêts du roi, de sa couronne et de sa dignité, tu as bâti un moulin à papier. Il te sera prouvé en fait que tu as autour de toi des hommes qui parlent habituellement de noms, de verbes, et autres mots abominables, que ne peut supporter une oreille chrétienne. Tu as établi des juges de paix, pour citer devant eux les pauvres gens, pour des choses sur lesquelles ils ne sont pas en état de répondre: de plus, tu les as fait mettre en prison, et parce qu'ils ne savaient pas lire, tu les as fait pendre; tandis que seulement, pour cela, ils auraient mérité de vivre. Tu montes un cheval couvert d'une housse; cela est-il vrai ou non?