Note (retour) — ACTE DEUXIÈME
François Guizot translation
FALSTAFF.--Pardieu, je vous ai reconnus comme celui qui vous a faits. Eh! voyons donc un peu, mes maîtres, ne vouliez-vous pas que j'allasse tuer l'héritier présomptif? Était-ce à moi à tenir tête à mon prince légitime? Vraiment, vous savez bien que je suis brave comme Hercule. Mais voyez l'instinct, le lion ne toucherait pas au prince légitime 40. L'instinct est une belle chose; j'ai été poltron par instinct: je n'en aurai que meilleure opinion de moi et de toi tant que je vivrai; de moi, comme d'un lion courageux, et de toi, comme du prince légitime. Mais après tout, mes enfants, je suis pardieu bien aise que vous ayez l'argent. Hôtesse, jetez les portes, veillez cette nuit, vous prierez demain. Pour vous, gaillards, bons garçons, bons enfants, coeurs d'or, que tous les titres qui reviennent aux bons compagnons vous soient donnés. Eh bien! nous divertirons-nous bien ce soir? Ferons-nous une comédie impromptu?