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Haut-Sénégal-Niger (Soudan français), Tome 3 (de 3)

Note 61 — CINQUIÈME PARTIE Les civilisations. (continued 4)

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Il existe beaucoup de villages ayant un ou des animaux sacrés, qu’on nourrit et qu’on ne tue jamais, auxquels on passe toutes leurs fantaisies et qui sont considérés comme des porte-bonheur pour le village qui les possède : je citerai seulement, comme exemple de cette coutume, les oiseaux appelés diougo qui sont nombreux aux alentours de Ségou et que les habitants de cette ville regardent comme sacrés. Cette vénération ne s’étend qu’aux animaux résidant dans le village ou auprès du village, mais non à tous les animaux de la même espèce répandus ailleurs. On donne généralement comme raison de ce respect que, lors de la fondation du village, l’ancêtre ou les ancêtres de ces animaux ont rendu un service signalé aux ancêtres des habitants actuels : nous retrouvons là la même idée qui a donné naissance aux tana de clan.

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